Décès à Montréal-Nord: Projet Montréal demande le transfert de l'enquête au BEI

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Jean-Pierre Bony, 46 ans, se trouvait dans un logement d'un immeuble de la rue Arthur-Chevrier lorsque le groupe tactique d'intervention de la police de Montréal a cerné l'immeuble.

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Projet Montréal demande que l'enquête sur la mort d'un suspect lors d'une opération antigang à Montréal-Nord la semaine dernière soit prise en charge par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), l'organisme embryonnaire qui doit commencer cette année à enquêter sur les interventions de la police qui mènent à des décès ou des blessures graves.

«Le gouvernement du Québec doit s'assurer que le BEI soit opérationnel le plus rapidement possible afin de faire la lumière sur ces événements. Son ouverture a été reportée à de trop nombreuses reprises», a déclaré Kerlande Mibel, candidate du parti d'opposition à la mairie de l'arrondissement Montréal-Nord.

Le BEI, créé par Québec pour éviter les situations où la police enquête sur la police, a déjà recruté plusieurs enquêteurs, mais est encore au stade de se structurer et d'organiser ses activités. Il n'a pas commencé ses opérations encore.

Pas d'accusations contre la police

Rappelons que jeudi dernier, le Groupe d'intervention tactique du SPVM a lancé un raid contre un appartement de la rue Arthur Chevrier et arrêté une dizaine de suspects soupçonnés de liens avec un gang de rue. Selon le corps de police, un des suspects a tenté de fuir par l'opération. Jean-Pierre Bony, 46 ans, aurait été atteint par un projectile de plastique et aurait chuté. Il est mort à l'hôpital quelques jours plus tard. C'est la Sûreté du Québec qui enquête sur l'affaire à la demande du ministre de la Sécurité publique.

Projet Montréal s'est bien gardé d'accuser les policiers de quoi que ce soit dans ce dossier.

«Hors de tout doute, il semble que M. Bonny n'était pas un travailleur social», a concédé Luc Ferrandez, le chef du parti.

«On demande une enquête indépendante, pas parce que les policiers seraient racistes ou qu'il y aurait eu de la violence policière ou des débordements, mais plutôt parce qu'il y a un mode opérationnel à questionner. Des méthodes plus musclées, qui peut-être sont justifiées, mais sur lesquelles il faut poser des questions», a expliqué M. Ferrandez.

Projet Montréal rappelle qu'après la mort du jeune Fredy Villanueva lors d'une intervention policière à Montréal-Nord en 2008, le rapport du coroner chargé de l'enquête publique avait recommandé la mise en place d'un plan d'action pour contrer l'exclusion sociale et la pauvreté. Le parti n'est pas satisfait de l'action de l'administration Coderre pour favoriser le vivre ensemble jusqu'ici.

«Combien de morts il faudrait pour que ça devienne une priorité à Montréal-Nord », s'est interrogée Kerlande Mibel.

«Simonac, comment ça se fait ? On a un quartier où plus de 60 % des gens sont issus des communautés culturelles, on a eu une situation difficile, et on n'a rien fait ! C'est de typique de l'administration actuelle», affirme Luc Ferrandez.

Deux manifestations sont organisées dans le quartier pour dénoncer la mort de Jean-Pierre Bony. «C'est sûr qu'il y a de la colère, mais j'invite la population à rester calme. J'espère qu'il n'y aura pas d'émeute», a déclaré Kerlande Mibel.

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