Pornographie juvénile: le concierge d'un CPE de Montréal accusé

Le concierge d'un Centre de la petite enfance (CPE) de Montréal pendant cinq... (Archives La Presse)

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Le concierge d'un Centre de la petite enfance (CPE) de Montréal pendant cinq ans a été accusé de possession et de production de pornographie juvénile le mois dernier. Or, c'est seulement mercredi que les dirigeants du CPE La Galijode dans l'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie ont informé les parents des accusations visant leur ex-employé Stéphane Saindon.

L'homme de 50 ans a comparu au palais de justice de Longueuil le 28 janvier dernier pour faire face à neuf chefs d'accusation liées à la pornographie juvénile. Il a été libéré sous caution le 2 février sous certaines conditions. Il aurait commis ses crimes à partir du 1er janvier 2011.

Le CPE La Galijode a « immédiatement suspendu » Stéphane Saindon dès que les policiers l'ont contacté le 5 février. L'homme n'était d'ailleurs pas venu travailler depuis sa comparution. Dix jours plus tard, le CPE l'a congédié. 

Toutefois, il a fallu la publication d'un article sur le présumé pédophile mercredi pour que la direction du CPE communique l'information aux parents. « On s'était fait demander de ne pas prévenir les parents jusqu'à ce que l'information soit publique. Et c'est ce qu'on a fait », a expliqué Vanessa Quellos, président du CA du CPE, tout juste avant de tenir une rencontre avec les parents mécontents. Pourtant, les accusations portées contre une personne deviennent publiques dès qu'un suspect comparaît devant le juge.

Pas de contact direct avec les enfants

Selon Vanessa Quellos, Stéphane Saindon n'avait « absolument pas » de contact direct avec la soixantaine d'enfants du CPE. « Il rentrait tard, juste avant la fermeture. Il n'était même pas au CPE durant le jour. Il s'occupait du ménage quand le CPE était fermé », ajoute-t-elle.

Le CPE La Galijode avait effectué des vérifications des antécédents judiciaires de M. Saindon à son embauche en 2010, puis trois ans plus tard, comme le stipule la Loi sur les services de garde. Stéphane Saindon n'a jamais été accusé dans le passé, a constaté La Presse, en consultant le plumitif.

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