Pas d'accusation contre deux policiers qui ont abattu un homme en mai dernier

Le DPCP a considéré que les policiers sont... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Le DPCP a considéré que les policiers sont intervenus dans une situation d'urgence et qu'ils avaient des motifs de croire que la vie d'une personne était en danger.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne portera pas d'accusation contre des policiers qui ont abattu un homme qui a foncé vers eux avec un couteau, au mois de mai dernier.

Le 31 mai 2015, des policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) ont répondu à un appel d'urgence leur signalant qu'un homme était en train d'étrangler une femme dans une résidence de l'avenue Papineau, dans l'arrondissement Ville-Marie.

Arrivés sur les lieux, trois des policiers sont entrés dans l'appartement. Ils ont sommé l'homme de montrer ses mains, mais celui-ci a saisi un couteau et s'est précipité vers eux. Deux agents ont dégainé et tiré cinq balles. L'homme de 45 ans s'est effondré. Les premiers soins ont été prodigués par les policiers, mais son décès a été constaté à l'hôpital.

Comme à chaque fois qu'un policier cause la mort d'une personne, une enquête est déclenchée et menée par la Sûreté du Québec (SQ).

C'est après avoir reçu ce rapport d'enquête indépendant que le DPCP a pris sa décision. Il conclut de plus que les policiers n'ont commis aucune infraction criminelle.

Le DPCP note que les faits rapportés par les policiers ont été corroborés par d'autres témoins et par diverses expertises produites dans le cadre de l'enquête, notamment la présence du couteau, l'agressivité de l'homme et l'imminence d'un assaut. Une expertise toxicologique a aussi révélé la présence de drogue dans son sang.

Le Code criminel accorde une protection aux policiers qui emploient la force dans leur travail du moment qu'ils utilisent seulement la force nécessaire dans les circonstances. Ils ne peuvent utiliser une trop grande force à moins qu'ils ne croient que cela soit nécessaire afin de se protéger, ou de protéger une autre personne présente.

Ici, le DPCP considère que les policiers sont intervenus dans une situation d'urgence et qu'ils avaient des motifs de croire que la vie d'une personne était en danger. Ils ont cru, à bon droit, que la force utilisée était nécessaire pour leur protection contre la mort ou de graves blessures.

« Leur croyance était plausible et s'appuyait sur des motifs raisonnables », tranche le DPCP.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer