Collision mortelle entre cyclistes sur le pont Jacques-Cartier

Depuis trois ans, sur la piste cyclable du... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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Depuis trois ans, sur la piste cyclable du pont Jacques-Cartier, une trentaine de cyclistes ont subi des accidents assez graves pour requérir l'intervention des policiers.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Montréal

L'enquête se poursuit pour tenter de déterminer les circonstances exactes de l'étonnante tragédie qui a fait un mort et un blessé aux petites heures, lundi matin, lorsque deux vélos sont entrés en collision frontale sur la piste cyclable du pont Jacques-Cartier.

«Je n'ai aucun souvenir d'une mortalité comme ça, d'une collision entre deux cyclistes», a reconnu la présidente et directrice de Vélo Québec, Suzanne Lareau, en entrevue avec La Presse Canadienne.

«Il y a des blessés de ce genre de collisions, c'est sûr, mais on n'en entend pas parler et on ne le sait pas parce que la Société d'assurance-automobile (SAAQ) ne tient que les statistiques qui impliquent un véhicule moteur», a-t-elle précisé.

Le drame s'est produit vers 3h45 sur la piste cyclable qui longe la travée ouest du pont qui relie Montréal et Longueuil, la travée est étant réservée aux piétons.

La victime est un homme de Montréal qui était âgé dans la cinquantaine. L'autre cycliste, une femme de Longueuil dans la vingtaine, a été sérieusement blessée mais on ne craint pas pour sa vie.

«L'homme se dirigeait vers Montréal alors que la dame était en direction de Longueuil et la collision a eu lieu près de Montréal», a expliqué la sergente Joyce Kemp, de la Sûreté du Québec, ce qui laisse croire que l'homme roulait possiblement à vitesse élevée puisque cette section du pont est en pente descendante vers Montréal.

Port du casque et comportements dangereux

Une chose est claire, toutefois, c'est qu'aucune des deux victimes ne portait de casque, mais Suzanne Lareau affirme qu'il faut éviter de tirer des conclusions hâtives.

«On ne sait pas de quoi le cycliste décédé est mort. Est-ce que c'est une blessure à la tête qu'un casque aurait pu réduire ou éviter ou est-ce que c'est un autre type de blessure où le casque n'aurait eu aucune influence?» se demande-t-elle, y voyant un risque de distraction par rapport aux causes de l'accident.

«De ramener ça au port du casque, ça m'agace parce que c'est comme si on se dédouanait de tout comportement qu'on doit adopter pour éviter les accidents, alors que c'est ce qui est le plus important», fait-elle valoir.

«Il faut retenir deux choses de cet accident: la première c'est que, quand on est à vélo et qu'il y a des pentes, surtout dans des voies cyclables, il faut absolument ralentir. La deuxième chose, c'est d'avoir de l'éclairage. Si vous n'êtes pas visible le soir à vélo, on ne peut pas vous éviter», note Mme Lareau, tout en reconnaissant qu'on ne sait pas encore si l'un ou l'autre des vélos était équipé de lumières.

«Est-ce que la personne qui descendait roulait trop vite? Est-ce que ça s'est passé dans le virage, où la visibilité n'est pas très bonne? Imaginez quelqu'un qui descend trop vite, que la visibilité n'est pas bonne, le soir, sans éclairage sur le vélo... Il s'agirait d'un cocktail explosif pour qu'un accident se produise.», conclut-elle.

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