Fusillade à Marieville: le suspect aurait été retrouvé mort

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Daniel Massé, cet homme soupçonné d'être l'auteur de la fusillade survenue mercredi soir à Marieville en Montérégie, aurait été retrouvé mort.

Les corps des deux victimes sont recueillis par... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse) - image 1.0

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Les corps des deux victimes sont recueillis par les employés de la morgue. 

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

La Sûreté du Québec a découvert un corps dans le véhicule appartenant au suspect dans un secteur isolé de Roxton Pond cet après-midi près de 24h après la fusillade mortelle.

«Tout porte à croire qu'il s'agit de l'homme que l'on recherchait», a indiqué le porte-parole de la Sûreté du Québec, Claude Denis dans un point de presse peu après 16h aujourd'hui.

La fusillade survenue mercredi soir a coûté la vie à Michel L'Italien et Marcel Edmond en plus de blesser grièvement Éric Choquette. Une quatrième personne, Sandra Paré, était également visée, mais n'a pas été blessée.

Le drame est survenu en début de soirée hier dans une cour à ferraille à l'intersection du chemin des Trente-Six et du chemin de la Branche-du-Rapide.

Le suspect de 59 ans résidait dans le secteur où est survenu le drame. 

Le corps du présumé tireur a été retrouvé dans la Volkswagen Jetta TDI noire 2002 ; véhicule que les policiers cherchaient plus tôt aujourd'hui.

La victime grièvement blessée est hors de danger, a confirmé la Sûreté du Québec plus tôt ce matin.

Un imposant périmètre policier a été établi depuis la veille dans ce secteur agricole.

La victime grièvement blessée est Éric Choquette, un père de famille qui s'était rendu à la cour à ferraille pour montrer son nouveau tracteur au propriétaire d'un garage à deux pas de là, selon la mère de la victime qui s'est confiée à La Presse, hier soir.

L'horreur

Léonne Choquette a vécu l'horreur. Son fils Éric a été atteint par au moins deux balles lors de la tuerie. «J'ai entendu trois coups de carabine. J'ai dit à ma bru: ''as-tu entendu ce que je viens d'entendre?''» Aussitôt, elle sort de sa maison. Elle entend alors un homme lâcher un puissant cri. «Il a dit à mon fils: 'crisse ton camp de là, je veux pas te voir icitte», récite-t-elle, sonnée.

Son fils a couru dans sa direction, les vêtements ensanglantés. «Il m'a crié: va t'en, tu vas te faire tirer!», a raconté Léonne Choquette, encore sous le choc. «Il avait la main arrachée et le cou en sang. Il était magané. Je pensais faire une crise de coeur», a-t-elle expliqué d'un souffle. Sans plus attendre, la conjointe d'Éric Choquette l'a embarqué dans son véhicule et est partie en trombe. Dans cette confusion, Mme Choquette a entendu trois autres coups de feu résonner dans le voisinage. Selon elle, il s'agirait de tirs de carabine. Son fils Éric a été transporté à l'hôpital.

Trois autres hommes se trouvaient dans la cour à ferraille du chemin de la Branche-du-Rapide au moment du drame selon Léonne Choquette: le propriétaire des lieux, un homme qui habitait au-dessus de chez lui et un voisin des environs. Au moins l'un d'entre eux était connu pour détenir une arme à feu. «Je sais qu'ils vendent de la scrap et des pièces d'auto», résume-t-elle au sujet des activités de la cour à ferraille. Les autres voisins interrogés par La Presse ne connaissaient pas le propriétaire du garage.

- Avec Louis-Samuel Perron

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