Le fils de la consule canadienne à Miami toujours détenu, mais pas accusé

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Marc Wabafiyebazu (photo), âgé de 15 ans, a été arrêté lundi après la fusillade qui a coûté la vie à son frère aîné Jean, âgé de 17 ans.

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
Toronto

Le fils cadet de la consule canadienne à Miami est toujours détenu mais aucune accusation n'a encore été formellement déposée contre lui, ont indiqué jeudi les autorités de la Floride.

Marc Wabafiyebazu, âgé de 15 ans, a été arrêté lundi après la fusillade qui a coûté la vie à son frère aîné Jean, âgé de 17 ans, dans ce qui a toutes les apparences d'une transaction de drogue qui a mal tourné. Un deuxième homme est mort et un autre a été blessé dans cette fusillade.

Le porte-parole du procureur de l'État pour le comté de Miami-Dade, Ed Griffith, a indiqué jeudi que l'enquête suit son cours et que la poursuite évalue toutes les options. On ignore par ailleurs si le jeune Wabafiyebazu, qui a eu 15 ans il y a deux semaines, subirait un procès devant un tribunal pour adultes. Il est cependant détenu actuellement avec des mineurs.

D'après certains médias, l'adolescent pourrait être accusé d'homicide, mais ni la police ni les autorités de l'État n'ont voulu confirmer cette information.

Les frères Wabafiyebazu venaient de quitter Ottawa pour rejoindre en Floride leur mère, Roxanne Dubé, une diplomate de carrière qui est devenue consule générale du Canada à Miami il y a six semaines.

Dans un communiqué transmis jeudi, Mme Dubé offre ses condoléances à la famille de Joshua Wright, l'autre homme qui a perdu la vie dans la fusillade. Elle dit souhaiter que les deux familles, qui partagent actuellement une même douleur, puissent un jour unir leurs forces pour lutter contre les racines de tels crimes violents.

Selon la déclaration sous serment relative à l'arrestation de Marc Wabafiyebazu, la police a été appelée sur les lieux d'une fusillade, lundi, et a découvert à l'intérieur d'un appartement un cadavre «qui portait vraisemblablement plusieurs blessures d'armes à feu», de même que Jean Wabafiyebazu, qui avait été atteint par balle au moins une fois, et qui est décédé plus tard à l'hôpital.

Après avoir interrogé des témoins, la police croit maintenant que Jean Wabafiyebazu a téléphoné à Anthony Rodriguez, un homme de Miami âgé de 19 ans, pour l'achat de 900 grammes de marijuana. Les deux hommes se sont donné rendez-vous à l'appartement où a eu lieu la fusillade, et les frères Wabafiyebazu ont emprunté pour s'y rendre la voiture BMW personnelle de leur mère, qui portait des plaques d'immatriculation diplomatiques.

Anthony Rodriguez et Jean Wabafiyebazu sont entrés dans l'appartement pendant que le jeune Marc attendait à l'extérieur, selon la police et des médias locaux.

«Pendant les négociations, les deux victimes décédées ont été impliquées dans une fusillade», lit-on dans l'acte d'accusation contre Anthony Rodriguez, qui fait face à des accusations de meurtre non prémédité et de possession de marijuana dans le but d'en faire le trafic.

Les enquêteurs allèguent aussi que Marc Wabafiyebazu a menacé de tuer un policier en lui tirant une balle dans la tête, au quartier général de la police de Miami.

S'il était jugé devant un tribunal de la jeunesse, Marc Wabafiyebazu pourrait, au maximum, demeurer derrière les barreaux jusqu'à ce qu'il atteigne ses 23 ans. S'il était jugé devant un tribunal pour adultes, par contre, sa peine serait beaucoup plus sévère, mais il n'encourrait pas la peine de mort.

Joint par La Presse Canadienne à Miami, l'avocat du garçon, Curt Obront, a indiqué que s'il devait être accusé, son client plaiderait non coupable. L'avocat a insisté sur le fait que Marc Wabafiyebazu «n'avait jamais eu maille à partir avec la justice jusqu'ici», et qu'il défendrait sa cause au procès.

«Il a perdu son frère. C'est un dur moment pour tout le monde.»

Le père des garçons, Germano Wabafiyebazu, qui a divorcé de Mme Dubé, racontait mercredi qu'il avait prévenu ses fils des dangers potentiels de Miami, et qu'il voulait les garder auprès de lui à Ottawa, où ils ont passé toute leur vie. Mais l'attrait de la métropole floridienne semble avoir eu le dessus.

«Je ne connais pas beaucoup de jeunes de leur âge qui refuseraient de déménager à Miami», a-t-il dit en entrevue à La Presse Canadienne. «C'est bien triste, tout ça. Ils étaient très heureux.»

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