Meurtre à Anjou: l'homme avait vendu de la cocaïne dans un café italien

Les policiers scrutaient la scène de crime, vendredi... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

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Les policiers scrutaient la scène de crime, vendredi matin.

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L'ancien propriétaire d'un café italien utilisé comme point de vente de cocaïne a été assassiné dans son véhicule à Anjou la nuit dernière.

Vito Petraroia, 56 ans, a été découvert par des policiers qui répondaient à un banal appel pour un système d'alarme déclenché. Vers deux heures du matin, ils ont aperçu une camionnette arrêtée sur le bord du boulevard Louis-H Lafontaine, près de la rue Larrey.

En s'approchant, ils ont constaté qu'une des fenêtres du véhicule avait éclaté et qu'un homme à l'intérieur était blessé par au moins un tir d'arme à feu. « L'homme semblait mal en point », raconte l'agent Jean-Pierre Brabant, porte-parole de la police de Montréal.

Vito Petraroia a rapidement été transporté à l'hôpital, où il a succombé à ses blessures peu après.

Le quinquagénaire avait été condamné à un an de prison en 2012 à la suite d'une opération policière dans son café.

Les policiers avaient été informés à l'époque que dès son ouverture, l'endroit était connu pour vendre de la cocaïne en plus des sandwiches et boissons gazeuses.

Lors d'une perquisition dans son établissement, en 2010, les agents avaient saisi sur Petraroia onze sachets d'un quart de gramme de cocaïne ainsi que 900 $ en argent comptant.

Dans un étui noir caché dans le plafond du sous-sol, ils avaient saisi plus d'une soixantaine d'autres sachets de doses individuelles de cocaïne, ainsi qu'un lot de comptabilité manuscrite. Sous une trappe dans le plancher, quelques milliers de dollars en argent comptant étaient remisés avec des enveloppes utilisées pour la comptabilité.

Petraroia, qui gérait lui-même le trafic dans son établissement, avait plaidé coupable aux accusations portées contre lui. Il avait expliqué avoir travaillé longtemps dans la construction puis avoir ouvert un salon de cigares qui avait connu un certain succès, le Etcetera, avant de changer pour un café et le trafic de drogue.

Selon nos informations, Petraroia a éprouvé des difficultés financières au cours des dernières années.

La police de Montréal ignore pour l'instant qui aurait pu vouloir l'éliminer et pourquoi.

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