Un homme poursuit un policier qui l'aurait agressé sous l'influence de stéroïdes

Après plusieurs poursuites intentées par d'ex-policières, une enquête... (Photo d'archives)

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Après plusieurs poursuites intentées par d'ex-policières, une enquête de la GRC a démontré l'an dernier que 90% des 718 plaintes déposées par les gendarmes entre 2005 et 2011 concernaient l'intimidation, tandis que 4% étaient reliées au harcèlement sexuel.

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La Presse Canadienne
VANCOUVER

Un homme de la Colombie-Britannique a intenté une poursuite dans laquelle il prétend avoir subi des lésions cérébrales aux mains d'un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), dont les gestes auraient été amplifiés par l'utilisation de stéroïdes.

Robert Wright, âgé de 50 ans et originaire de Terrace, sur la côte nord de la Colombie-Britannique, a été arrêté en avril 2012 parce qu'il était soupçonné de conduite en état d'ébriété. Sa femme avait contacté la police, craignant que son conjoint soit ivre.

Une vidéo de la GRC obtenue par l'épouse de M. Wright, Heather Prisk, montre l'homme menotté qui se fait projeter contre le plancher d'une cellule de détention par un des trois agents.

Dans la vidéo troublante, on peut aussi voir M. Wright se cogner la tête contre le plancher ou le côté d'un banc. Une flaque de sang s'accumule sur le plancher alors qu'un des agents note que l'homme respire toujours.

M. Wright, qui a perdu son autonomie, a intenté une poursuite contre la GRC et la province en janvier, mais a amendé sa déclaration. Il soutient maintenant que l'agent Brian Heideman avait consommé des stéroïdes, ce qui l'aurait poussé à agir de manière excessivement agressive et violente.

L'avocat de M. Wright, Scott Stanley, indique que l'amendement a été effectué puisque d'autres allégations ont fait surface contre M. Heideman au sujet de consommation et de distribution de stéroïdes. Me Stanley affirme que la vidéo est si violente qu'il l'a trouvée difficile à regarder. «En tant qu'avocat, vous devez malheureusement la regarder plusieurs fois. Lorsque j'ai vu son visage en sang être traîné sur le plancher, et laisser une trace de sang, c'est cela qui m'a le plus troublé.»

«Il a subi une très grave blessure au cerveau qui, dans ce cas-ci, a entraîné la quasi-destruction de sa qualité de vie.»

Selon Mme Prisk, son conjoint a été emmené à l'hôpital puis ramené à sa cellule à deux reprises durant la nuit où il s'est cogné la tête, puis transporté de nouveau à l'hôpital le matin suivant.

M. Wright a passé 11 semaines à l'hôpital, ainsi qu'un total de 15 semaines dans un centre de réhabilitation de Vancouver à la suite de la blessure, a ajouté Mme Prisk.

«C'est un cauchemar», mentionne-t-elle, avant d'ajouter que son mari obtient des soins dans un centre similaire à un CHSLD lorsqu'elle a besoin d'une pause, mais que le personnel n'est parfois pas en mesure de gérer ses besoins, puisqu'il a tendance à s'éloigner et est souvent confus.

Une enquête menée par la police de New Westminster a débouché sur une recommandation de dépôt d'accusations contre au moins un agent, mais la Couronne n'a pas voulu les approuver.

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