Écrasement d'avion à Longueuil: «C'était écrit dans le ciel»

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Une jeune apprentie pilote de 17 ans s'est écrasée dans une cour du secteur de Saint-Hubert, samedi.

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Annabelle Blais
La Presse

L'écrasement d'un avion dans la cour arrière d'une résidence de Longueuil n'a pas surpris le Comité antipollution des avions de Longueuil (CAPA-L). Depuis quelques années déjà, le groupe de citoyens met en garde les élus quant aux dangers que représente la proximité de l'aéroport de Saint-Hubert avec les quartiers résidentiels.

Devant l'inquiétude des résidants, le comité se réunit ailleurs exceptionnellement aujourd'hui pour s'entendre sur les moyens de faire entendre ses préoccupations. «On va devoir intervenir», affirme Johanne Domingue, porte-parole du CAPA-L.

Dans le passé, le groupe a déjà interpellé le conseil municipal de Longueuil. «On leur a dit: «Écoutez, ça va arriver, ça ne peut pas faire autrement. Il ne peut pas y avoir des apprentis pilotes et 700 à 900 mouvements par jour au-dessus d'un quartier aussi densément peuplé sans qu'il y ait des risques, c'est impossible»», indique Mme Domingue.

Ces «mouvements», ce sont les «posés-décollés» des avions. C'est d'ailleurs au cours de ce mouvement que la jeune apprentie pilote de 17 ans s'est écrasée dans une cour du secteur de Saint-Hubert, samedi.

«On les voit quand ils décollent tout chambranlants, ce sont des apprentis pilotes, les risques sont évidents, souligne Mme Domingue. C'était écrit dans le ciel que ça arriverait, et ça va arriver encore.»

Yvon Châteauneuf, qui habite la maison voisine de celle où s'est écrasé le petit Cessna, partage cette crainte. «Ça fait 30 ans que j'habite ici, et on a toujours eu peur que quelqu'un fasse une erreur et que ça arrive», ajoute-t-il.

Par chance, il n'y a pas eu de blessé grave dans cet accident - la jeune pilote souffre de blessures mineures. «Cette fois, il n'y a eu que des dommages matériels, mais il ne faut pas attendre que ce soit autre chose», souligne Mme Domingue.

Thierry Dugrippe, directeur de l'école de pilotage Air Richelieu, dont fait partie la jeune pilote, confirme que cette dernière en était à son troisième vol en solo.

Selon lui, l'âge n'est pas facteur important dans cet accident. «Il faut avoir 14 ans minimum [pour piloter un avion]. S'il y avait vraiment un danger, Transports Canada ne laisserait pas le monde piloter à cet âge», dit-il.

Il ajoute qu'il y a eu 9 millions de décollages et d'atterrissages à l'aéroport de Saint-Hubert depuis 1971. «Et, heureusement, combien de fois avez-vous entendu parler d'avions qui sont tombés sur une maison au décollage de cet aéroport?», demande-t-il.

En 2006, un avion s'était écrasé dans un quartier industriel de Longueuil, tout près de l'aéroport. L'accident avait fait six blessés, et quatre voitures avaient été heurtées. Le conducteur d'un autobus scolaire, qui se trouvait près des lieux, avait souffert d'un choc nerveux.




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