Une ex-maîtresse réclame un million à son ex-amant

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Une quinquagénaire, qui se dit abandonnée et sans le sou après une liaison «de 25 ans» avec un homme marié, réclame un million à celui qui l'aurait richement entretenue pendant longtemps.

À 57 ans, Lynn Paradis affirme qu'elle se retrouve sans expérience de travail et sans régime de retraite, obligée d'emprunter pour payer son pain et son beurre. Tout ce qu'il lui reste de sa liaison avec un riche homme d'affaires est le luxueux appartement dans lequel elle habite - acheté pour 600 000$ en 2005, mais qu'elle a dû hypothéquer depuis - et les cadeaux qui ont résisté au passage du temps. Elle a aussi conservé des photos et des billets doux qui, jadis, accompagnaient les bouquets que Monsieur lui envoyait.

Les mots tendres d'hier servent aujourd'hui de munitions à Madame dans cette guerre judiciaire qu'elle vient d'entreprendre. Outre le million de dollars qu'elle réclame à Monsieur, Mme Paradis demande 35 000$ pour payer les frais juridiques de sa poursuite.

La rencontre

Née en 1956 en Abitibi, Mme Paradis raconte qu'elle est arrivée à Montréal en 1985, et qu'elle a rencontré Monsieur l'année suivante, au restaurant Chez Georges, rue Stanley. Ils se sont revus par la suite. Un an après leur rencontre, elle aurait abandonné son emploi, à la demande de Monsieur. Il lui a acheté un condo, dans lequel elle s'est installée. Monsieur assurait qu'il allait subvenir à ses besoins, soutient-elle. En retour, elle serait disponible, chaque fois que celui-ci pourrait se libérer de ses affaires et de sa famille. Monsieur, qui avait 20 ans de plus qu'elle, était marié et avait des enfants.

Au fil des ans, elle affirme avoir voyagé à différents endroits avec lui, avoir été présentée à ses amis et invitée à de cocktails à son entreprise. Ils se voyaient souvent et se parlaient tous les jours, assure-t-elle. Certains mois d'hiver, il l'installait dans un condo de Palm Beach, affirme-t-elle.

Mme Paradis était en droit de penser que Monsieur serait toujours là pour elle, soutient-on dans la requête, qui a été déposée au palais de justice de Montréal.

Mais ce n'est pas ce qui s'est produit. La relation a fini par se terminer, il y a environ sept ou huit ans. Mme Paradis estime qu'elle n'a pas eu sa juste part, et renie aujourd'hui une entente conclue en 2005, qui devait rester secrète.

Enrichissement injustifié?

L'avocate de Madame, Me Antonella Petrolito est d'avis que les services «domestiques et émotionnels» que Madame a rendus à Monsieur donnent ouverture à une réclamation pour «enrichissement injustifié». Elle fait valoir que Monsieur a une obligation naturelle envers Mme Paradis, à cause de leur relation particulière de longue durée. Elle allègue que le soutien financier de Monsieur a placé Madame dans un état de dépendance économique. Reste à voir ce que la Cour supérieure fera de ces arguments.

Joint par La Presse, Monsieur, qui a 76 ans et travaille toujours, nous a dirigé vers son avocat. Ce dernier n'a pas voulu commenter le dossier, mais a fait valoir qu'il considérait la poursuite comme abusive et qu'il allait demander son rejet.

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