Une passagère épinglée avec 31,9 kg de cocaïne à Dorval

La dame transportait 63 sachets de poudre de... (Photo ASFC)

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La dame transportait 63 sachets de poudre de lait de soja qui se sont avérés contenir, après analyse, de la cocaïne.

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(Montréal) Une jeune voyageuse de Toronto se retrouve dans de beaux draps après avoir servi de mule pour une organisation criminelle: elle s'est fait prendre à l'aéroport Montréal-Trudeau avec 31,9 kg de cocaïne dans ses valises.

Deidre Chantel Juliet Gardner, 26 ans, de Thornhill, en banlieue du nord de Toronto, est descendue d'avion à l'aéroport montréalais le 27 février dernier. C'était pour elle un imprévu de taille puisque son avion, qui avait décollé à Montego Bay, en Jamaïque, devait se poser à Toronto. Mais une tempête de neige a forcé l'avion à atterrir à Montréal.

Des employés de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ont fouillé les bagages de la jeune femme. Dans ses valises, ils ont eu la surprise de découvrir d'étranges souvenirs de voyage: 63 sachets de poudre de lait de soja.

Une analyse a révélé qu'il s'agissait plutôt de cocaïne. Il y en avait 31,9 kg. La valeur de 1 kg est estimée à près de 55 000 $, selon la GRC.

La femme a été arrêtée et a comparu le jour même au palais de justice de Montréal, sous des accusations d'importation de cocaïne. Elle est demeurée détenue en attendant l'audience où elle réclamera sa remise en liberté sous caution jusqu'à son procès, qui aura lieu le 19 mars.

Le fait que l'accusée demeure hors du Québec ne lui facilitera pas la tâche pour obtenir cette liberté.

Selon nos sources, les employés de l'ASFC ont décidé de fouiller la jeune femme en raison de son comportement étrange. Il faut dire que le fait que l'avion se soit posé à Montréal plutôt qu'à Toronto changeait radicalement ses plans, ce qui l'a possiblement rendue nerveuse.

Lors de l'enquête qui avait mené à l'opération Colisée contre la mafia montréalaise, en 2006, les enquêteurs avaient constaté que l'organisation utilisait des mules chargées de partir en voyage dans une destination paradisiaque du sud, avec pour mandat de rapporter une valise à Montréal. 

Ces mules ne sont généralement pas membres du crime organisé et sont rétribuées très modestement en comparaison du risque qu'elles prennent. Ce sont souvent des personnes en difficulté financière, fragiles, choisies pour faire ce dangereux boulot sans compromettre les vrais trafiquants.

Les mules utilisées par la mafia montréalaise avaient un complice à l'aéroport qui les aidait à passer la sécurité sans encombre. Si Deidre Chantel Juliet Gardner prévoyait user d'un stratagème similaire à Toronto, une arrivée dans un autre aéroport était fortement problématique.

La GRC enquête afin de déterminer pour le compte de quelle organisation Mme Gardner a fait ce voyage à haut risque.

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