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Agression sexuelle: 18 mois de prison pour un massothérapeute

Les faits reprochés à David Kost se sont... (Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse)

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Les faits reprochés à David Kost se sont produits entre 2012 et 2016.

Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse

Un massothérapeute montréalais qui a agressé sexuellement sept femmes pendant des traitements entre 2012 et 2016 a écopé jeudi d'une peine de 18 mois de prison. La Couronne réclamait pourtant une peine bien plus sévère de 30 mois à l'encontre de David Kost compte tenu des nombreuses victimes et de leur vulnérabilité lors des agressions.

L'homme de 50 ans à la stature imposante a plaidé coupable l'an dernier et en juin dernier à sept chefs d'accusation d'agression sexuelle. Le massothérapeute du quartier Notre-Dame-de-Grâce a employé le même modus operandi pour s'en prendre à ses victimes. Celles-ci étaient alitées pendant un traitement et il en profitait pour leur toucher les parties intimes contre leur gré. Dans certains cas, il a introduit à répétition ses doigts dans le vagin de ses victimes. 

Dans une brève décision, le juge Denis Mondor a imposé jeudi après-midi une peine de 18 mois de détention à David Kost, une peine qui se rapproche des 15 mois demandés par la défense. 

Le juge relève comme facteurs aggravants l'abus de confiance à l'endroit des victimes, la période des gestes et les conséquences pour les victimes. Le magistrat a également pris en compte le plaidoyer de culpabilité, l'absence d'antécédents et les remords exprimés par l'accusé dans sa décision. 

Le risque de récidive de David Kost est jugé «faible» selon les rapports d'évaluation, a relevé le juge dans sa décision. « Toutefois, notre société ne peut tolérer que des individus profitent de leur situation de confiance pour abuser de personnes vulnérables », a ajouté le juge Mondor. 

David Kost n'aura pas le droit de prodiguer des «soins thérapeutiques» pendant sa période de probation de deux ans.

À l'étape des observations sur la peine à imposer en juin, la procureure de la Couronne Me Anne Gauvin a lu à la cour une lettre d'une des victimes. Cette femme au parcours professionnel sans faute a souffert de stress post-traumatique et a décidé de porter plainte dans la foulée du mouvement #moiaussi.

« Ta cruauté et ton manque d'empathie t'ont fait prioriser ta perversion sur mon bien-être, même si je te consultais comme professionnel de la santé. Tu as trahi ma confiance et abusé de ma confiance. [...] Si tu te demandes encore si on exagère et si un épisode peut être aussi dévastateur, rappelle-toi ceci : après que tu m'as agressée sexuellement, je suis tombée, et je me relève encore difficilement », a-t-elle confié dans sa lettre.




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