Resserrement de la surveillance autour du gendre de Richard Matticks

En octobre 2013, Forget, 50 ans, a été... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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En octobre 2013, Forget, 50 ans, a été condamné à plus de cinq ans de pénitencier pour avoir comploté en 2010, avec d'autres individus, l'importation de 15 tonnes de résine de cannabis au Canada.

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Des visites un peu trop fréquentes dans des pubs et des états financiers parfois nébuleux incitent la Commission des libérations conditionnelles du Canada à imposer de nouvelles conditions à Brian Forget, gendre du défunt chef de clan du crime organisé traditionnel irlandais, Richard Matticks.

En octobre 2013, Forget, 50 ans, a été condamné à plus de cinq ans de pénitencier pour avoir comploté en 2010, avec d'autres individus, l'importation de 15 tonnes de résine de cannabis au Canada.

L'an dernier, lors de sa libération conditionnelle, les commissaires lui ont interdit de posséder plus d'un téléphone cellulaire et de fréquenter des individus ayant des antécédents criminels ou étant lié à une organisation criminelle. 

Or, depuis qu'il a été libéré, Forget n'a pas été trop pressé de se trouver un emploi, n'a pas toujours être clair quand est venu le temps d'expliquer quelques transactions financières et d'où provenaient certains revenus, et a fréquenté des pubs, dont un en particulier, où se tiennent parfois des individus peu recommandables.

«Vous avez reconnu votre affiliation avec le Gang de l'ouest et Richard Matticks, votre beau-père (décédé en janvier 2015). Le fait que vous fréquentiez un endroit sur une base régulière durant les premiers mois de votre libération est une grande préoccupation pour vos agents de libération et la Commission. L'enquête policière qui a mené à votre arrestation a démontré que vous et des individus connus de la police ont été observés dans de tels établissements. La fréquentation de tels établissement augmente les risques de briser vos conditions», écrivent les commissaires dans leur décision de quatre pages rendue publique aujourd'hui.

En plus des deux conditions imposées l'an dernier, les commissaires interdisent donc maintenant à Brian Forget d'entrer dans des endroits où l'on vend de l'alcool - sauf la SAQ - et l'obligent à dévoiler ses états financiers «à la satisfaction de ses agents de libération». 

Forget et d'autres individus, dont Alain Charron -ami du caïd Raynald Desjardins et autrefois lié au clan Dubois- et des employés du Port de Montréal, avaient été arrêtés en 2012 dans le cadre d'une importante enquête de la Gendarmerie Royale du Canada baptisée Celsius. Les suspects avaient fomenté entre mars et novembre 2010 trois importations distinctes de résine de cannabis par bateau et par train, à partir du Pakistan mais la drogue a été saisie en cours de route.

Alain Charron n'a toujours pas subi son procès dans cette affaire mais à la fin février, la Cour d'Appel a rendu une décision selon laquelle l'homme de 69 ans ne pourra l'éviter.

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Pour joindre Daniel Renaud, composez le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.




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