Hells Angels: arrêt des procédures contre Salvatore Cazzetta

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Salvatore Cazzetta, lors de son passage au palais de justice de Montréal.

Patrick Sanfaçon, La Presse

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Daniel Renaud
La Presse

Tel qu'annoncé par La Presse, la poursuite a déposé ce matin un arrêt des procédures contre l'influent membre des Hells Angels Salvatore Cazzetta qui devait commencer à subir un procès pour recel au palais de justice de Montréal.

La Couronne a aussi annoncé qu'elle n'avait plus de preuve à offrir relativement à trois chefs de non-respect de conditions déposés contre le motard et elle a accepté de lui remettre des biens, dont des vêtements, que les policiers avaient saisis lors de son arrestation. Cazzetta avait été arrêté dans l'opération Magot-Mastiff par laquelle la police a décapité une alliance mafia-motards-gangs de rues qui dirigeait le crime organisé montréalais en novembre 2005.

« Dans la foulée d'une requête en divulgation de preuve déposée par la Défense, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a pris en considération les allégués de cette requête, l'a analysée et a pris la décision de déposer un nolle prosequi, qui est d'après nous la meilleure décision à prendre dans les circonstances » a déclaré le porte-parole de la Poursuite, Me Jean-Pascal Boucher, ajoutant qu'il ne pouvait en dire plus pour ne pas affecter les procédures entamées contre d'autres coaccusés dans cette affaire.

« M. Cazzetta est relativement satisfait de la décision, mais il aurait préféré un acquittement », a déclaré l'une des avocates du motard, Me Nellie Benoit.

« C'est une victoire douce amère, car M. Cazzetta a tout de même été détenu durant 21 mois et les chefs d'accusation ont finalement été abandonnés », a renchéri sa collègue, Me Mylène Lareau.

Les deux criminalistes n'ont pas voulu épiloguer sur le contenu de la requête qu'elles avaient déposée au nom de leur client. Toutefois, elles n'ont pas exclu que la même requête soit ultérieurement présentée par un autre coaccusé dans cette affaire.

C'est la 3e fois que Cazzetta est libéré. En mai 2011, il a fait partie du groupe des 31 accusés de SharQc libérés en raison des délais. Puis, en 2016, il a bénéficié d'un arrêt des procédures dans la foulée du projet Machine, mené par le SPVM en 2009 contre des trafiquants de cigarettes illégales.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.




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