Un article de La Presse a déclenché l'enquête sur le «Prince du cannabis»

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L'enquête a débuté au lendemain de la publication par La Presse de l'adresse approximative de trois des magasins que s'apprêtait à ouvrir Marc Emery, dans des commerces pour lesquels ses partenaires et lui avaient obtenu des permis d'exploitation d'« épicerie », de « dépanneur » et de « magasin de vente au détail de produits pharmaceutiques naturels ».

Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

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C'est en prenant connaissance d'un article publié dans La Presse trois jours avant l'ouverture de huit de magasins Cannabis Culture à Montréal que le SPVM a déclenché l'enquête ayant mené à l'arrestation du « Prince du cannabis », Marc Emery, en décembre dernier. Une douzaine d'appels au 911 par des citoyens ont ensuite justifié l'intervention policière.

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Le « Prince du cannabis », Marc Emery.

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Selon la dénonciation faite par le sergent-détective Sébastien Létourneau pour obtenir les mandats de perquisition visant Emery, le SPVM a utilisé des agents d'infiltration et des billets de banque marqués pour démontrer que Cannabis Culture a vendu illégalement du cannabis sans exiger la moindre carte de consommation médicale aux clients. Un des responsables de la chaîne, un dénommé Tylor, a même offert à une agente d'infiltration de « travailler comme vendeuse pour eux à partir de la semaine prochaine pour 14 $ au noir ».

L'enquête a débuté au lendemain de la publication par La Presse de l'adresse approximative de trois des magasins que s'apprêtait à ouvrir Marc Emery, dans des commerces pour lesquels ses partenaires et lui avaient obtenu des permis d'exploitation d'« épicerie », de « dépanneur » et de « magasin de vente au détail de produits pharmaceutiques naturels ».

Surveillance policière

Le SPVM a fait surveiller les trois endroits par des agents, qui ont relevé les allées et venues des occupants et vérifié les immatriculations de leurs véhicules. À au moins deux occasions, les policiers ont essayé de dissuader Marc Emery et un certain Karim Amal, l'homme qui s'est présenté comme le « franchisé » des magasins, de vendre ainsi du cannabis illégalement. Karim Amal est avisé « que toutes les personnes qui entreront pour venir acheter (du cannabis) risquent d'être accusées au criminel, tout comme les vendeurs », lit-on dans la dénonciation.

« Suite à des découvertes via les enquêteurs et via les médias », les policiers ont finalement découvert cinq autres endroits où des magasins Cannabis Culture s'apprêtaient à être ouverts. Six personnes qui ont fait l'objet de vérifications lors de l'enquête policière n'avaient aucun antécédent criminel.

Marc Emery a finalement été arrêté le 16 décembre par le SPVM, et fait face à des accusations de trafic de stupéfiants et de complot. Son dossier sera entendu aujourd'hui au palais de justice de Montréal.

Lui et sa conjointe, Jodie Emery, ont ensuite été arrêtés de nouveau, le 9 mars dernier, lors d'une rafle par la police de Toronto visant cinq magasins Cannabis Culture dans la Ville Reine. M. Emery a été libéré après deux nuits de prison moyennant une caution de 30 000 $.

Mais les policiers torontois ont mené une nouvelle perquisition hier après-midi dans un de ces magasins torontois, où la vente de cannabis avait repris de plus belle.




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