Onze ans et demi de prison pour avoir tué sa soeur

Un homme de 54 ans, Edi Afker, dit vivre dans le plus profond des regrets... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Un homme de 54 ans, Edi Afker, dit vivre dans le plus profond des regrets depuis qu'il a tué sa soeur, Emma, et tenté de faire de même avec sa mère, il y a trois ans.

«Ma soeur a payé le prix de ma maladie. J'étais malade, je n'aurais jamais fait de mal à ma soeur», a fait valoir M. Afker, lundi, au moment de recevoir sa peine.

Au terme de son procès devant jury, M. Afker a été déclaré coupable du meurtre non prémédité de sa soeur, et de tentative de meurtre à l'égard de sa mère.

Le drame est survenu le 3 novembre 2013, dans le logement que la mère occupait, à Montréal. La soeur, qui vivait à Toronto, était en visite chez sa mère à ce moment, et les deux femmes attendaient M. Afker pour déjeuner, vers 9h le matin. Pour une raison que l'on ignore, une querelle a éclaté au cours du repas, et M. Afker a asséné quatre coups de couteau au coeur de sa soeur, et a donné un coup à l'abdomen de sa mère. Cette dernière a ensuite réussi à calmer son fils verbalement.

Peine et regrets

M. Afker reconnaît avoir posé les gestes, mais dit qu'il ne se souvient pas les avoir posés. Il assure qu'il n'avait pas l'intention de tuer sa soeur. Lundi, il a exprimé des remords et a demandé pardon.

Un peu plus tôt, une lettre de l'époux de la victime avait été lue devant le tribunal. L'homme disait à quel point la perte de son épouse l'avait affecté. Ils étaient mariés depuis 36 ans et leur mariage était heureux. «J'ai le coeur brisé, ma vie est détruite», faisait valoir le veuf dans la lettre.

La mère de la victime et de l'accusé a pour sa part demandé à la Cour de pardonner à son fils, comme sa défunte fille lui aurait pardonné. Par voie de lettre, la mère a fait valoir qu'elle avait besoin de son fils et de la miséricorde.

M. Afker écope automatiquement la prison à vie pour son crime. Il restait à déterminer le temps qu'il devra passer en prison avant de devenir admissible à une libération conditionnelle. L'avocat de la Couronne Éric de Champlain et l'avocate en défense, Annie Émond, suggéraient conjointement d'imposer une peine de onze ans et demi. Le juge Michel Pennou a entériné cette suggestion commune.




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