Le SPVM arrête six personnes soupçonnées de trafic de drogue

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Daniel Renaud
La Presse

Six individus prétendument liés aux gangs de rue, soupçonnés d'avoir vendu des stupéfiants dans le parc Émilie-Gamelin et ses environs, ont été arrêtés en soirée jeudi, dans une chambre d'un hôtel de la rue Saint-Hubert, près du boulevard De Maisonneuve. Cinq hommes et une femme, âgés de 17 et 23 ans, qui pourraient être liés à un groupe d'allégeance bleue, ont été accusés de trafic de stupéfiants et de possession de stupéfiants dans un but de trafic, hier, au palais de justice de Montréal.

« Cela faisait quelques semaines que nous avions des plaintes concernant cet endroit. Il a fallu monter notre dossier. Les suspects auraient vendu des stupéfiants principalement à partir de l'hôtel, mais ils en sortaient également et allaient dans le parc », affirme l'inspecteur Vincent Richer, du poste de quartier 21, qui dessert le centre-ville.

La frappe a été effectuée par les enquêteurs des stupéfiants de la région Sud, assistés des membres du groupe tactique d'intervention.

« Lors de la frappe, les policiers ont saisi une certaine quantité de cocaïne, de crack et de marijuana, près de 4000 $ en argent, une arme blanche et une veste pare-balles », énumère l'agente Andrée-Anne Picard du SPVM.

Un endroit de prédilection

Le parc Émilie-Gamelin, qui est situé un peu plus bas, à l'angle des rues Sainte-Catherine et Berri, est reconnu comme étant un endroit de prédilection pour les revendeurs de stupéfiants depuis des années. À une certaine époque, ce secteur de Montréal, surnommé « la dalle », était contrôlé par les motards, mais il semble que les gangs de rue de différentes allégeances s'y soient maintenant installés, faisant du parc une espèce de « no man's land » du trafic de drogue, nous a-t-on dit.

Mais depuis l'an dernier, la police a accru un peu plus la pression sur les revendeurs du secteur en créant la Brigade des espaces urbains qui surveille étroitement les parcs du secteur sud de Montréal, en particulier le parc Émilie-Gamelin.

« Près de 40 % du temps de travail des policiers et cadets qui composent la brigade a été consacré aux zones entourant le parc. Depuis sa création, les arrestations de revendeurs sont à la hausse et les vols qualifiés dans le secteur sont à la baisse », affirme la lieutenante Jacinthe Boucher, de la brigade.

Rappelons que pour un deuxième été, dans un souci de se réapproprier le parc, des activités culturelles et citoyennes s'y tiendront entre mai et octobre, dans le cadre d'un aménagement urbain appelé Jardins Gamelin.

Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité, composez le 514 285-7000, poste 4918, ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.

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