Fin de non-recevoir pour un soldat du clan Rizzuto

Desiderio Pompa n'a pas réussi à convaincre les commissaires... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Desiderio Pompa n'a pas réussi à convaincre les commissaires de lui accorder une libération conditionnelle.

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Daniel Renaud
La Presse

Desiderio Pompa, considéré par la police comme l'un des responsables de la collecte d'argent des paris sportifs de la mafia montréalaise, n'a pas réussi mercredi à convaincre les commissaires de lui accorder une libération conditionnelle.

Pompa, un colosse de 38 ans, avait été arrêté en possession d'une arme chargée alors qu'il se trouvait dans sa voiture en décembre 2010, un mois après l'assassinat du vieux parrain Nicolo Rizzuto. Lors d'une perquisition qui a suivi à sa résidence, les enquêteurs avaient retrouvé d'autres armes, des munitions et de l'argent. En 2014, il a plaidé coupable et a été condamné à trois ans de pénitencier.

Aux commissaires aux libérations conditionnelles mercredi, Pompa a confirmé qu'il portait un gilet pare-balles et qu'il était toujours armé pendant la période précédant son arrestation, car il craignait pour sa vie, a-t-il ajouté. Il a dit avoir accepté de garder une arme qui appartenait autrefois à un ami. Le nom de cet ami n'apparaît pas dans la décision des commissaires, mais tout indique qu'il s'agit d'Ennio Bruni, un fidèle des Rizzuto tué alors qu'il sortait du café Bellerose à Laval en septembre 2010, au plus fort de la tentative de putsch contre les Siciliens. La police croit d'ailleurs que Pompa a depuis remplacé Bruni dans le nouvel organigramme de la mafia montréalaise.

DES REPAS POUR INITIÉS

Desiderio Pompa avait un casier judiciaire vierge avant cette condamnation. Il a nié faire partie de la mafia montréalaise, contrairement à ce que soutiennent des rapports de renseignement.

Malgré l'avis contraire de l'agent de libération de Pompa, les commissaires ont refusé de lui accorder sa libération conditionnelle. Ils ont notamment soulevé le fait que durant son incarcération, Pompa « avait une certaine influence dans le pénitencier, qu'il a été observé directement sous d'autres membres influents de la mafia et qu'il a participé à des repas où seuls les membres du crime organisé étaient invités ».

« Le fait que vous ayez été continuellement armé durant vos activités illégales démontre une propension à la violence et un danger considérable pour la société. Même si vous n'avez pas brisé vos conditions durant votre liberté sur caution, la Commission est d'avis que vous n'avez pas changé vos valeurs marginales et délinquantes depuis votre arrestation. Votre criminalité est plus sérieuse que ne l'indique votre dossier », écrivent les commissaires dans une décision de cinq pages rendue mercredi soir.

Même s'il a subi un échec, Pompa n'aura pas à patienter très longtemps avant d'obtenir sa liberté. Sa libération d'office est prévue à l'automne.

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Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité, composez le 514 285-7000, poste 4918, ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.

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