La poursuite demande 18 ans de pénitencier pour Sergio Piccirilli

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Sergio Piccirilli

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Daniel Renaud
La Presse

La Poursuite demande 18 ans de pénitencier pour Sergio Piccirilli, le chef d'une organisation criminelle reconnu coupable le 28 janvier de gangstérisme, complot pour importation d'un précurseur à la fabrication de méthamphétamine, complot pour possession de cocaïne et de haschisch dans un but de trafic et possession d'armes.

Piccirilli, 56 ans, avait été arrêté à l'été 2006, dans le cadre d'une enquête de la Gendarmerie Royale du Canada baptisée Cléopâtre et visant un réseau de trafiquants de stupéfiants et d'armes basé sur le territoire amérindien de Kanesatake, près d'Oka.

Juste avant son arrestation, Piccirilli s'était retrouvé au centre d'un conflit qui avait failli dégénérer en guerre ouverte entre les clans de la mafia Rizzuto de Montréal et D'Amico de Granby, dont ont été témoins les enquêteurs de l'enquête Colisée.

Des irrégularités de la part de la Poursuite avaient forcé l'arrêt des procédures dans le procès de première instance dans Cléopâtre. Par la suite, le dossier s'est rendu en Cour d'appel et en Cour Suprême, et un nouveau procès a été ordonné. C'est la raison pour laquelle dix ans se sont écoulés avant que Piccirilli reçoive sa sentence.

Un chef

L'un des bras droits de Piccirilli, Torsten Trute, a été condamné à douze ans de pénitencier dans un procès précédent.

Le procureur de la Poursuite fédérale, Me Dominique Dudemaine, s'est servi de cette peine comme référence et a réclamé une sentence supérieure pour Piccirilli étant donné son grade hiérarchique, qu'il a des antécédents criminels, et non Trute, et qu'il a été reconnu coupable d'accusations similaires, mais plus nombreuses.

Le procureur a aussi souligné le fait que durant l'enquête, Piccirilli parlait d'égal à égal avec des chefs d'autres organisations, dont son ami d'enfance, le Hells Angels Salvatore Cazzetta, et qu'il a donné des ordres, notamment d'avoir une arme automatique de style AK-47, que les policiers ont saisie au début de 2005.

« On nous a dit que c'était pour se protéger, mais ce n'était pas le cas. Il avait déjà assez d'armes légales à la maison pour le faire. C'était pour régler des comptes et intimider.

On doit envoyer un message clair à de tels individus qui se baladent avec des armes », a argué Me Dudemaine.

Les représentations sur sentence de l'avocat de Piccirilli, Me Patrice Duliot, auront lieu vendredi.

Sergio Picirilli est l'ancien président des Devils Ghosts Rive-Nord, un groupe de motards considérés par la police comme étant subalternes des Hells Angels.

 

Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité, composez le (514) 285-7000, poste 4918, ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.

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