Opération «Malaise»: 7 accusés en cour pour l'enquête de remise en liberté

Sept des 14 accusés toujours détenus après les arrestations de l'opération... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Sept des 14 accusés toujours détenus après les arrestations de l'opération policière «Malaise» effectuées fin janvier en lien avec des crimes de pornographie juvénile étaient de retour en cour, mardi, pour leur enquête de remise en liberté.

Ils demandent tous à être libérés de prison dans l'attente de leur procès, mais la Couronne s'y oppose.

Un huitième accusé, Francis Perron, 46 ans, a renoncé mardi matin à son enquête et restera donc derrière les barreaux.

La semaine dernière, cinq accusés du réseau de pornographie avaient été libérés, moyennant une longue liste de conditions à respecter. Un autre, Vincent Rodrigue, avait renoncé également à son enquête la semaine dernière.

Le quinzième accusé, Jessy Giroux, 32 ans, serait à l'extérieur du pays. Il n'a pas encore été arrêté. Habitant à Toronto, l'homme est accusé d'avoir commis ses crimes à Montréal et ailleurs au Canada.

Une enquêteuse de la Sûreté du Québec a expliqué mardi à la juge Julie Riendeau de la Cour du Québec les tenants et les aboutissants de l'enquête de la force policière, à la demande de la procureure de la Couronne en charge du dossier, Cynthia Gyenizse, qui souhaite que les sept accusés demeurent incarcérés. La juge pourra notamment se baser sur cette preuve pour prendre une décision.

La procureure de la Couronne a expliqué que l'enquêteuse va d'abord faire état d'une portion de l'enquête qui est commune pour tous les accusés, ce qu'elle complétera par la suite par une preuve spécifique à chacun d'entre eux.

«Ce dossier est dans le virtuel et dans le réel», a souligné Me Gyenizse.

Tous les faits de l'enquête, révélés en Cour par l'enquêteuse, sont frappés d'un interdit de publication et les médias ne peuvent donc pas les rapporter.

Le plus jeune des 14 accusés de l'opération «Malaise» a 27 ans et le plus vieux a 74 ans. Les faits reprochés remontent à 2003 et dans certains cas vont jusqu'en 2016.

La majorité des chefs d'accusation ont été portés contre les hommes pour avoir possédé, accédé, transmis, rendu accessible, produit, imprimé ou distribué de la pornographie juvénile. Certains sont aussi accusés d'en avoir conseillé d'autres sur la meilleure façon de commettre des actes criminels, notamment des contacts sexuels sur des mineurs.

L'enquête sur remise en liberté n'était pas terminée mardi après-midi et doit se poursuivre mercredi.

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