«Vague de violence» dans Rosemont: des territoires de drogue en jeu

Des membres de gangs de rue installé dans Rosemont sont impliqués dans la série... (PHOTO FÉLIX O.J. FOURNIER, COLLABORATION SPÉCIALE)

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Des membres de gangs de rue installé dans Rosemont sont impliqués dans la série d'attaques qui a fait cinq victimes - dont un mort - dans le milieu criminel depuis le début de la semaine, a indiqué hier le patron de la section des crimes majeurs du SPVM en entrevue.

Le «plan Bellechasse» affronterait actuellement le «plan Robert» - identifié hier par La Presse - pour le contrôle du trafic de drogue dans certaines zones de Montréal. D'où la «vague de violence» des derniers jours, dont les citoyens ne devraient toutefois pas s'inquiéter, selon le commandant Mario Desmarais.

Ces deux «plans» sont des groupes de la même allégeance: ils sont associés aux «Bleus», une constellation plus ou moins organisée, historiquement opposée aux «Rouges».

La base du «plan Bellechasse» se situe dans les environs de la «15e Avenue, un petit peu au sud du quartier Saint-Michel», a indiqué M. Desmarais. Le «plan Robert», selon nos informations, tire son nom d'un complexe de HLM situé à l'angle de la rue Robert et du boulevard Pie-IX.

«Des jeunes de 18-20 ans»

Dans un cas comme dans l'autre, ce sont «des jeunes qui veulent faire leur place. Dans ce cas, notre prétention, c'est que des jeunes de 18-20 ans veulent prendre une part du marché en matière de trafic de stupéfiants», a expliqué le commandant.

M. Desmarais n'a pas voulu confirmer les informations de La Presse voulant que les trois dernières tentatives de meurtre - dont une perpétrée en mouvement, sur l'autoroute - aient été des actes de vengeance pour l'assassinat d'Alexandre Tremblay, 22 ans, tué de projectiles à la tête lundi, devant chez lui, dans le quartier Villeray. Il faisait partie du «plan Robert», toujours selon nos informations.

Des sources ont confié à La Presse que le conflit serait exacerbé par le fait que le chef Gregory Woolley et ses lieutenants, arrêtés dans le cadre de l'opération Magot qui a décapité le crime organisé montréalais le 19 novembre, ne sont plus présents sur le terrain pour maintenir un certain contrôle. Certains «plans», communément appelés «cliques», seraient en train d'organiser des alliances avec d'autres sous-groupes.

Mario Desmarais n'a confirmé qu'en partie ces informations: «C'est certain que des gens - que ce soient des motards, [des membres] du crime organisé de souche italienne ou des gangs de rue - vont tenter de prendre une certaine place et de profiter de cette opportunité [les arrestations de Magot] pour reprendre certains territoires», a-t-il dit, ajoutant qu'il était trop tôt pour affirmer que c'était le cas dans le dossier actuel.

Une chose est sûre, selon le commandant: les citoyens ne devraient pas s'alarmer devant les événements des derniers jours. «Le SPVM en fait une priorité organisationnelle», a-t-il plaidé.

«Il y a huit homicides cette année qu'on relie aux gangs de rue, ce qui inclut celui des derniers jours. De ce nombre, on en a déjà trois de résolus, donc ça va bon train», a dit Mario Desmarais.

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