Trafic de stéroïdes anabolisants: un policier décoré risque la destitution

Le policier du SPVM Charles Lavallée... (Photo André Pichette, La Presse)

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Le policier du SPVM Charles Lavallée

Photo André Pichette, La Presse

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Décoré en 2011 pour un acte méritoire accompli en tant que policier au SPVM, Charles Lavallée était arrêté l'année d'après, devant ses collègues, pour trafic de stéroïdes anabolisants. Quelle peine doit-on imposer à cet homme de 37 ans, qui souhaite réintégrer son emploi de policier?

C'est ce que le juge Jean-Pierre Boyer doit maintenant décider, après avoir entendu les avocats des deux parties, hier, à Montréal. La Couronne propose une amende de 2500$, tandis que la défense demande une absolution inconditionnelle.

M. Lavallée, accusé de trafic de stéroïdes et de possession de haschich, a plaidé coupable.

Le 24 avril 2012, alors qu'il se préparait à travailler lors d'une énième manifestation du printemps érable avec des collègues, M. Lavallée s'est fait arrêter dans la cour du quartier général du SPVM avec un autre policier. Il venait de remettre discrètement une bouteille de 100 comprimés de stéroïdes anabolisants à un collègue, alors qu'il était filmé à son insu. Une perquisition effectuée chez lui par la suite a mené à la découverte de 1,16 gramme de haschich dans sa table de chevet. Une grande quantité de stéroïdes ainsi que des seringues ont été trouvés dans son casier au poste, mais il ne s'agit pas de produits illégaux.

Sans solde

M. Lavallée a été suspendu sans solde, dès son arrestation. «Il a été puni pas à peu près, a souligné son avocat, Me Philip Schneider. Il a déjà assez payé. Il n'a rien fait pour faire du mal aux autres, donnez-lui une chance de poursuivre sa carrière.»

La possession simple de stéroïdes n'est pas illégale, c'est le trafic qui l'est. M. Lavallée aurait pu bénéficier d'un procès par voie sommaire - soit pour un délit de moindre gravité -, mais le ministère public a choisi de l'accuser d'un acte criminel, étant donné qu'il est policier.

Donner l'exemple

Le procureur de la Couronne Sylvain Petitclerc a plaidé qu'un policier doit donner l'exemple. «Il faut s'attaquer à cette culture insidieuse de policiers qui se tiennent entre eux et qui se pensent au-dessus des lois. Il était policier, il faut qu'il s'attende à des conséquences.»

Le juge Boyer rendra sa décision le 18 décembre.

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