Samantha Higgins: «Son coeur était plus grand que le monde»

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Selon la grand-mère de Samantha Higgins, Wendy McLeod, Nicholas Fontanelli était un homme contrôlant, peu confiant et jaloux. Elle confie que le couple avait d'ailleurs eu son lot de problèmes dans le passé.

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Le fiancé de Samantha Higgins, accusé de meurtre prémédité, était un homme contrôlant, peu confiant et jaloux selon la grand-mère de la victime, qui se décrit comme «la meilleure amie» de la jeune mère de famille.

En entrevue à La Presse, Wendy McLeod, qui parlait «à tous les jours» avec Samantha, se souvient d'un couple «avec son lot de problèmes», mais formant malgré tout «une bonne paire».

«Je suis sous le choc. Je ne comprends pas. J'aimerais juste entendre Nicholas dire pourquoi il aurait pu faire ça. C'était quelqu'un de calme. Il ne buvait pas, il ne fumait pas».

Dans son salon de Greenfield Park, la grand-mère a le souvenir d'une petite-fille élégante, fière, fidèle et responsable. «Elle aimait la vie. C'était une vraie mère. C'était ma numéro 1.»

Wendy McLeod avait reçu la garde d'un des enfants pendant près de quatre mois lors d'une séparation entre Samantha Higgins et son fiancé, Nicholas Fontanelli. À la naissance de son premier enfant, à l'été 2011, Samantha venait tout juste d'avoir 18 ans. Pendant les mois et les années qui ont suivi, ses relations avec son conjoint, Nicholas Fontanelli, ont été difficiles. Samantha a été épaulée par toute sa lignée matriarcale, de sa mère à son arrière-grand-mère

Le couple a pris du mieux l'an dernier. Au point que Samantha s'est fiancée à son copain. Au printemps dernier, elle accouchait même de leur deuxième enfant. Le couple faisait de nouveau vie commune. L'orage semblait s'être dissipé. Sauf que récemment, Samantha lui aurait confié qu'elle se disputait «un peu plus souvent» avec son fiancé.

«Qui va s'occuper des enfants? Les pauvres enfants ne connaîtront jamais leurs parents. Comment peut-on leur expliquer?», demande Wendy McLeod.

«Elle était très juste»

«Quand je l'ai rencontrée pour la première fois, dans un camp de vacances en 2007, elle m'a défendue contre des bullies. Elle était très juste. C'était une personne spéciale. Tu pouvais l'entendre rire à deux milles à la ronde, et tu te mettais à rire!»

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Samantha Higgins et Nicholas Fontanelli.

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Lisa Lalonde, encore bouleversée par la mort tragique de son amie, se remémorait avec émotion, hier, Samantha Higgins.

Samantha venait de célébrer son 22e anniversaire - c'était il y a un mois - quand elle a disparu, près du boulevard Newman, à LaSalle, lundi soir de la semaine dernière. C'est dans ce quartier du sud-ouest de l'île que la jeune femme a passé toute sa vie.

Aînée d'une famille anglophone de quatre enfants, Samantha n'a pas eu une enfance facile. Son père a fui le foyer familial. C'est sa mère, Vanessa Higgins, qui a dû élever seule sa famille à bout de bras. Malgré cette vie remplie d'adversité, Samantha était la première à se débattre pour aider ses proches, raconte Lisa.

Elle voulait être infirmière

Au secondaire, Samantha a fréquenté l'école James Lyng High School, dans l'arrondissement du Sud-Ouest, mais elle n'a pas décroché son diplôme secondaire. Devenue mère, et sans emploi, elle avait un objectif en tête pour améliorer le sort de ses enfants: retourner à l'école pour devenir infirmière. «Elle voulait travailler avec des personnes âgées, explique Lisa Lalonde. Elle voulait tellement aider les gens. Je ne comprends pas comment ça a pu arriver à quelqu'un comme elle. Son coeur était plus grand que le monde!»

À la naissance de son premier enfant, à l'été 2011, Samantha venait tout juste d'avoir 18 ans. Pendant les mois et les années qui ont suivi, ses relations avec son conjoint, Nicholas Fontanelli, ont été difficiles. Durant ces années, Samantha a été épaulée par toute sa lignée matriarcale, de sa mère à son arrière-grand-mère. «Elle était si fière d'être mère. C'était une bonne mère, elle faisait toujours passer sa famille en premier», raconte Lisa Lalonde, la gorge nouée.

Samantha s'occupait à temps plein de ses enfants et sortait rarement au moment de sa mort, avait relaté sa mère Vanessa Higgins en entrevue avec La Presse la semaine dernière.

La dernière fois que Lisa Lalonde a vu Samantha, elle faisait des courses avec ses deux enfants. «Elle avait l'air heureuse.» Mais c'est son sourire qui a marqué Lisa, un sourire comme seule Samantha en était capable. «Elle avait le plus grand des sourires!»

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