D'autres soupçons planent sur un ex-employé de la STM accusé de fraude

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D'autres soupçons planent sur un ex-employé de la Société de transport de Montréal (STM) accusé vendredi de fraude avec un entrepreneur en construction. Les policiers pensent que Richard Taylor pourrait avoir falsifié des documents pour gonfler des paiements d'au moins une autre entreprise.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a annoncé vendredi avoir procédé à l'arrestation de Richard Taylor, un ancien technicien de projet de la STM, et l'entrepreneur Martin Lampron, de Construction Martha. Ils sont accusés d'abus de confiance, de fraudes et d'avoir fabriqué de faux documents.

En somme, les policiers soupçonnent les deux hommes d'avoir falsifié des documents afin d'obtenir des montants supplémentaires dans le cadre d'un contrat que Construction Martha avait obtenu auprès du transporteur montréalais.

Au début de 2013, l'entreprise de Rougemont avait décroché un contrat de 95 000 $ avec la STM pour des travaux de fenestration. C'est dans le cadre de ces travaux que Richard Taylor aurait fait autoriser des paiements non approuvés « frustrant » le transporteur d'un montant de plus de 5000 $, entre juillet 2013 et décembre 2014.

Depuis, Richard Taylor a été congédié la STM et Construction Martha a fait faillite.

Ce sont les policiers de l'Escouade de protection de l'intégrité municipale (EPIM), reliée à l'UPAC, qui ont procédé aux arrestations. « Il est tout simplement inacceptable que des fraudes soient commises au détriment des citoyens de Montréal et des usagers de la STM », a indiqué par communiqué Robert Lafrenière, commissaire à la lutte contre la corruption.

L'enquête continue

L'enquête sur Richard Taylor n'est pas complètement terminée puisque les policiers continuent à vérifier d'autres contrats sur lesquels l'ex-employé de la STM a travaillé, révèlent des documents judiciaires obtenus par La Presse. On y apprend en effet que des soupçons sur son travail ont commencé à planer quand une ingénieure de la firme de génie Dessau a constaté des anomalies dans un autre chantier, cette fois un contrat de 2,2 millions octroyé à l'entreprise Ramcor.

Embauchée pour estimer le coût des travaux de ce chantier visant à refaire l'aménagement du terminus d'autobus de la station de métro Lionel-Groulx, l'ingénieure a constaté à la fin de 2013 que sa signature avait été contrefaite dans un document. Trouvant louches les explications de Richard Taylor, celle-ci a avisé ses patrons qui ont ensuite alerté la STM.

Une enquête de la vérificatrice générale du transporteur a rapidement trouvé des anomalies, menant à la suspension de l'homme en mars 2014. Lors d'une rencontre disciplinaire quelques jours plus tard, il a avoué avoir contrefait la signature de l'ingénieure, assurant qu'il voulait simplement sauver du temps. La manoeuvre a toutefois fait en sorte que Ramcor a reçu au passage un paiement de 4300 $ en trop, somme que l'entreprise a remboursée à la suite de l'enquête de la STM.

La STM a finalement congédié Richard Taylor en mai 2014. Le transporteur a confirmé vendredi avoir alerté l'UPAC à la suite de son enquête sur les anomalies dans le travail de Richard Taylor, qui occupait un rôle stratégique puisqu'il était répondant pour le transporteur sur plusieurs appels d'offres.

Avec la collaboration de Daniel Renaud

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