Agression d'un chauffeur de la STM: l'accusé devra retourner en prison

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le jeune homme accusé d'avoir violemment battu un chauffeur d'autobus de la Société de transport de Montréal (STM) en 2013 devra retourner derrière les barreaux en attendant son procès.

Dans une décision unanime rendue vendredi, la Cour suprême du Canada donne ainsi raison aux juges de première instance, qui avaient refusé d'accorder une libération provisoire à Jeffrey St-Cloud pour ne pas miner la confiance du public envers l'administration de la justice.

«Devant une attaque aussi brutale commise en pleine nuit par plusieurs personnes contre un chauffeur d'autobus (...) qui a été captée sur une bande vidéo montrant indubitablement la participation active de l'intimé à l'agression, j'estime que la confiance d'un membre raisonnable de notre société envers notre système de justice serait minée si la détention provisoire de l'intimé n'était pas ordonnée», a écrit le juge Richard Wagner au nom de ses collègues.

Le jeune homme fait face à des accusations de voies de fait graves en lien avec cette agression, qui avait été captée par deux caméras de surveillance à bord de l'autobus et qui avait suscité tout un émoi au sein de la STM et de la population.

Après son arrestation, en avril 2013, Jeffrey St-Cloud s'était vu refuser une libération provisoire en attendant son procès.

Cette décision avait été infirmée en Cour supérieure du Québec, le juge Fraser Martin estimant que l'article du Code criminel invoqué par le tribunal d'instance inférieure pour garder l'accusé derrière les barreaux devait être utilisé avec parcimonie.

Le plus haut tribunal au pays vient d'infirmer à son tour cette décision.

En vertu de cet ultime jugement, Jeffrey St-Cloud, qui était libre depuis septembre 2013, reprendra ainsi le chemin de la prison.

Et il pourrait y passer plusieurs mois, car son procès doit avoir lieu le 25 janvier 2016, selon son avocat, André Lapointe, qui s'est dit déçu de la décision rendue par la Cour suprême.

Il estime que l'agression d'avril 2013 est «une bataille qui a mal tourné», une malheureuse «montée de violence» qui a causé des blessures «aléatoires» au chauffeur d'autobus.

L'avocat croit par ailleurs que les magistrats de la Cour suprême n'ont pas suffisamment pris en considération les libertés individuelles garanties par la Charte canadienne des droits et libertés.

«On a choisi la répression plutôt que l'exercice des libertés prévues dans la Charte, à savoir le droit au cautionnement et la présomption d'innocence», a déploré Me Lapointe en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne.

Deux autres jeunes hommes, qui étaient respectivement âgés de 20 et 17 ans au moment des faits, ont aussi été accusés dans cette affaire.

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