Projet Malaxer: fin de bail abrupte pour des locataires des Hells

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Daniel Renaud
La Presse

Les membres des trois cellules de trafic de stupéfiants démantelées hier à Longueuil, à Montréal et au Saguenay sont le reflet d'un phénomène que les policiers constatent de plus en plus depuis l'opération SharQc en avril 2009.

Même si les suspects sont considérés comme faisant partie de cellules indépendantes liées au crime organisé traditionnel québécois, la police croit qu'elles opéraient avec la bénédiction des Hells Angels, qu'elles louaient leur territoire et s'approvisionnaient auprès d'eux ou leur versaient une redevance.

«Les Hells Angels se sont raffinés depuis l'opération SharQc. Ils contrôlent des territoires et non plus des stupéfiants. Ils louent des territoires à des gens qui doivent leur verser une redevance ou acheter leur drogue», explique l'inspecteur Patrick Bélanger de la Sûreté du Québec, coordonnateur des Escouades régionales mixtes (ERM).

Confisquée à titre posthume

Les suspects fonctionnaient avec un système de téléavertisseurs et écoulaient les stupéfiants dans des résidences ou des établissements licenciés.

Selon la preuve, les trois organisations se seraient approvisionnées en cocaïne et méthamphétamine auprès d'un certain Gabriel Boisjoli, mort d'une surdose de drogue à l'âge de 36 ans en pleine enquête en décembre dernier.

La police croit que Boisjoli, qui aurait écoulé jusqu'à 1 kg de cocaïne par semaine de septembre 2013, date de début de l'enquête, jusqu'à sa mort en décembre, s'approvisionnait auprès des motards.

Ce sont les enquêteurs de la police de l'agglomération de Longueuil qui, les premiers, se sont intéressés à lui, après avoir ciblé Bruce et Sylvie Baribeau, frère et soeur, têtes dirigeantes présumées de la cellule de Longueuil.

Les enquêteurs ont rapidement constaté que Boisjoli, qui n'avait pas de travail officiel, possédait une résidence évaluée à 2,2 millions de dollars près du Quartier DIX30 à Brossard. À sa mort, la maison a fait l'objet d'une ordonnance de blocage. Elle a rapidement été confisquée et vendue il y a trois semaines. Une fois des remises effectuées et des dépenses payées, 700 000$ ont été versés à l'administration de la justice.

Plusieurs accusations

L'enquête Malaxer a été amorcée par la police de Longueuil, mais achevée par l'Escouade régionale mixte de Longueuil.

Selon leur implication présumée, les suspects font face à des accusations de gangstérisme, complot pour trafic de stupéfiants, possession de stupéfiant dans un but de trafic, trafic de stupéfiants, possession d'arme et non-respect de condition.

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