Homme en possession de produits chimiques: révision des accusations

Christopher Burton Phillips... (PHOTO ANDREW VAUGHAN, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

Agrandir

Christopher Burton Phillips

PHOTO ANDREW VAUGHAN, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

La Presse Canadienne
Halifax

La Couronne analyse les accusations portées contre un homme accusé de possession de produits chimiques dangereux à Halifax.

La procureure de la Couronne, Terri Lipton, a déclaré jeudi que les procureurs allaient examiner s'il existe une possibilité réelle que Christopher Burton Phillips puisse être reconnu coupable.

L'homme de 42 ans est accusé d'avoir proféré des menaces et de possession d'arme dans un dessein dangereux.

Mme Lipton estime toujours que l'affaire devrait être entendue par un tribunal.

«Nous avons affaire à un produit chimique qu'il peut détenir légalement. Est-ce que nous avons matière à procès? Oui, très certainement, je crois. Est-ce que nous continuons à examiner l'accusation et à fouiller la question? Tout à fait, particulièrement dans ce cas où nous avons quelqu'un en détention», a-t-elle exposé à l'extérieur de la salle d'audience.

M. Phillips a brièvement comparu, jeudi. Il a été accusé après que la police eut indiqué avoir trouvé des dizaines de produits chimiques différents dans une maison et un hangar de Grand Desert, près de Halifax.

Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), les produits chimiques représentaient un grand risque d'incendie pour le secteur en raison de leur volatilité. L'évacuation du voisinage a duré cinq jours.

Le corps policier a également allégué en cour que M. Phillips, un ancien résidant des États-Unis, avait menacé un policier.

Son avocat, Mike Taylor, a déclaré la semaine dernière que l'accusation de menaces s'appuyait sur un courriel que son client avait envoyé à un ami et qui a été mal interprété. Il a ajouté que M. Phillips croyait posséder les produits chimiques pour une bonne raison, qui n'avait rien d'illégal.

L'accusé, qui travaillait comme ophtalmologiste aux États-Unis avant de s'établir à Halifax il y a environ cinq ans, a choisi jeudi de subir son procès devant juge et jury.

Il a été maintenu en détention après que son avocat eut indiqué qu'il ne pouvait faire une demande de cautionnement pour son client en raison de l'absence d'un lieu pour l'accueillir.

«Nous avions quelques options potentielles. Malheureusement, les gens ont peur de s'impliquer à cause de la mauvaise publicité», a dit Me Taylor, ajoutant que M. Phillips pouvait encore faire une demande de libération sous caution à deux jours d'avis.

Le juge a prévu une audience préliminaire d'une journée le 26 mai, mais a exhorté la Couronne et la défense à tenter de déterminer une date dans un délai plus court.

À l'extérieur de la salle d'audience, jeudi, Mme Lipton a affirmé que la poursuite convenait désormais que le voyage de M. Phillips à Ottawa n'était relié d'aucune façon aux allégations relatives aux produits chimiques et aux accusations de la Couronne.

Mme Lipton a indiqué que la poursuite recevait encore des listes des substances ayant été trouvées à Grand Desert.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer