Chef des Rock Machine tabassé: le patrouilleur de la SQ accusé

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Daniel Renaud
La Presse

Une accusation de voie de fait simple sera portée contre le patrouilleur de la Sûreté du Québec qui aurait frappé le chef des Rock Machine dans la cellule d'un poste de police en octobre dernier, a appris La Presse.

Jean-Francois Émard, chef des Rock Machine.... (Archives La Presse) - image 1.0

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Jean-Francois Émard, chef des Rock Machine.

Archives La Presse

Le patrouilleur Bruno Landry, 30 ans, comparaitra le mois prochain, par voie de sommation. La dénonciation a été autorisée hier, a-t-on appris auprès du greffe du Palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield. Il est accusé par voie sommaire en vertu de l'article 266B du Code criminel.

«Cela ne change rien au statut du policier. En attendant la suite des procédures, il est toujours relevé de ses fonctions avec traitement, tel que le prévoient les dispositions du contrat de travail», a expliqué le lieutenant Guy Lapointe de la Sûreté du Québec, qui s'est refusé à tout autre commentaire. Le policier risque la destitution s'il est reconnu coupable.

Un conflit éclate

Bruno Landry est l'un des policiers qui a participé à l'émission SQ diffusée les vendredis soirs au Canal V. 

Le soir du 5 octobre dernier, lui et l'un de ses collègues ont intercepté une voiture pour une lumière de frein brûlée. En interrogeant les occupants, une femme et un homme, ils ont reconnu le chef du groupe des motards des Rock Machine, Jean-François Émard, qui avait accordé une entrevue à La Presse la semaine précédente. En fouillant le véhicule, les policiers ont ensuite découvert 300 comprimés de méthamphétamine dans le coffre-arrière.

Pour une raison inconnue, le motard et le policier ont commencé à échanger des propos aigre-doux.

La conversation a dégénéré dans l'une des cellules du poste de Salaberry-de-Valleyfield, où le motard avait été amené, alors que le patrouilleur s'est rué sur Émard, avant de lui asséner quelques coups, selon une vidéo captée par la caméra de la cellule et dont La Presse a obtenu copie.

Émard a rapidement plaidé coupable aux accusations portées contre lui, notamment de possession de méthamphétamine dans un but de trafic, et a été condamné à 15 mois de prison.

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