Policier suspendu pour une rixe avec le chef des Rock Machine

Jean-Francois Émard... (Archives La Presse)

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Jean-Francois Émard

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Daniel Renaud
La Presse

La Presse a appris qu'un patrouilleur de la Sûreté du Québec a été suspendu hier pour avoir été impliqué dans une querelle avec le président national des Rock Machine après l'arrestation de ce dernier, dimanche soir.

« La direction des normes professionnelles enquête actuellement sur des allégations de voies de fait qui visent un policier de la Sûreté du Québec. Conformément aux dispositions du contrat de travail des policiers, l'agent a été relevé avec solde pour la durée de l'enquête », explique le lieutenant de la SQ, Guy Lapointe, qui a toutefois refusé de confirmer que la présumée victime dans cette affaire est le président canadien du groupe de motards des Rock Machine, le Québécois Jean-François Émard.

Ce dernier a été intercepté sur la route tard dimanche soir, dans la région de Valleyfield, à la suite d'une infraction au Code de la sécurité routière. Il semble que le véhicule conduit par une femme qui accompagnait Émard n'était pas en règle. En fouillant la voiture, les policiers ont toutefois découvert 500 comprimés et une arme blanche. Ils ont arrêté et transporté le chef des Rock Machine dans une cellule du poste de Valleyfield. C'est à cet endroit que les esprits se seraient échauffés entre un patrouilleur et M. Émard. L'événement a été suffisamment sérieux pour que le policier soit suspendu.

MISE EN LIBERTÉ

Émard, 38 ans, et la femme qui l'accompagnait, Danielle Earle, une Ontarienne de 32 ans, ont plaidé non coupable lundi à des accusations de possession de méthamphétamine et de cannabis dans le but d'en faire le trafic, de possession d'une arme blanche et de possession de produits criminellement obtenus. La poursuite s'est opposée à sa libération et l'enquête sur remise en liberté du motard a été fixée à aujourd'hui, au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.

Jean-François Émard a accordé deux entrevues à des médias ces dernières semaines, dont une à La Presse, dans laquelle il assurait qu'il n'y avait aucune animosité entre son groupe et les Hells Angels. Durant les années 1990-2000, une guerre entre les deux clubs de motards avait fait 160 morts au Québec.

Pour joindre Daniel Renaud en toute confidentialité, composez le 514 285-7000, poste 4018

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