Université d'Ottawa: deux hockeyeurs accusés d'agression sexuelle

Deux anciens hockeyeurs de l'Université d'Ottawa ont été accusés vendredi après... (PHOTO ARCHIVES LE DROIT)

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Diana Mehta
La Presse Canadienne
Thunder Bay

Deux anciens hockeyeurs de l'Université d'Ottawa ont été accusés vendredi après une longue enquête policière, dans une affaire d'agressions sexuelles qui auraient eu lieu alors que l'équipe était à Thunder Bay, en Ontario, pour un match en février dernier.

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Guillaume Donovan

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David Foucher

Guillaume Donovan, âgé de 24 ans, et David Foucher, 25 ans, ont été accusés d'agression sexuelle.

Selon la biographie des joueurs dans les documents de l'équipe, Donovan, qui était attaquant, étudiait en géographie, tandis que Foucher, un défenseur, étudiait en sciences de l'activité physique.

L'équipe de hockey universitaire a suspendu ses activités en mars après que le président de l'université eut annoncé qu'une enquête était en cours sur ce qui se serait déroulé quand les Gee-Gees de l'Université d'Ottawa étaient à Thunder Bay pour affronter l'équipe de l'université Lakehead.

La nouvelle avait secoué les étudiants de l'université, et elle avait éclaté peu de temps après la sortie d'une autre nouvelle choc entourant la diffusion de discussions à caractère sexuel au sujet de la présidente de l'association étudiante.

Vendredi, la police de Thunder Bay, qui avait été très discrète dans ce dossier jusqu'à maintenant, a levé le voile sur certains faits. L'agression présumée impliquait une femme de 21 ans et aurait eu lieu dans un hôtel, dans la nuit du 2 février. La police a toutefois été mise au courant de l'affaire le 25 février, quand un tiers a porté plainte.

L'enquête policière a duré plusieurs mois et a impliqué les services policiers de Thunder Bay et d'Ottawa, ainsi que des agents de la Gendarmerie royale du Canada. Des enquêteurs se sont rendus à Ottawa en mars afin de rencontrer des membres du programme de hockey.

«Ce fut une enquête très complexe étant donné la distance entre les deux villes et le fait que les événements ont eu lieu à Thunder Bay, mais que les individus venaient d'Ottawa», a expliqué le porte-parole de la police de Thunder Bay, Chris Adams. «Le suivi auprès d'autant de personnes possibles de l'équipe de hockey ou de quiconque ayant un lien avec l'équipe de hockey d'Ottawa a demandé beaucoup de travail. Et bien sûr, toute la logistique qui suit, la révision du dossier - ce fut un travail considérable.»

Donovan et Foucher ont été libérés et devront comparaître à Thunder Bay le 30 septembre.

L'enquête policière s'est déroulée indépendamment de celle menée par l'université, qui s'est soldée par le congédiement de l'entraîneur-chef, Réal Paiement, et la suspension du programme de hockey pour la saison 2014-2015.

Certains membres de l'équipe se sont plaints de subir les conséquences d'un scandale impliquant seulement quelques individus, une situation que le président de l'université, Allan Rock, a reconnue en juin. «L'ombre jetée par les allégations de mauvaise conduite a affecté tous les membres de l'équipe, certains de façon injuste», avait-il déclaré, avant d'ajouter que l'université ne pouvait pointer certains joueurs du doigt avant la fin de l'enquête policière.

Vendredi, l'université a précisé que les accusations annoncées n'allaient pas annuler la suspension du programme de hockey ou le congédiement de l'entraîneur-chef. «Cette décision a suivi la révision du rapport d'un enquêteur indépendant au sujet des événements de Thunder Bay», a indiqué la porte-parole de l'université, Caroline Milliard, dans un communiqué.

«L'université ne se concentrait pas sur la question d'accusations criminelles ou de condamnation. L'université se concentrait sur la question du respect des règles de conduite de l'université par les joueurs quand ils ont le privilège de porter les couleurs de l'université.»

L'institution a expliqué qu'elle allait reconstruire le programme de hockey masculin. Elle prévoit embaucher un nouvel entraîneur-chef et établir de nouvelles lignes de conduite.

Dans un communiqué publié vendredi soir, la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa (FÉUO) a affirmé comprendre et soutenir la décision de l'administration de maintenir la suspension du programme de hockey.

«Nous espérons que des mesures seront mises en place pour soutenir l'équipe et appuyer les joueurs afin qu'ils deviennent des leaders sur le campus et dans leurs communautés dans le combat contre les attitudes misogynes et la culture du viol», peut-on y lire.




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