Libération conditionnelle suspendue pour D'Adamo

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Pietro D'Adamo

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Daniel Renaud
La Presse

Pietro D'Adamo, qui avait été condamné à six ans et demi de pénitencier après l'opération Colisée et qui avait obtenu sa libération conditionnelle en décembre dernier, est de retour derrière les barreaux.

Le 3 mai dernier, à 2h30, D'Adamo a été surpris dans un restaurant-bar du Vieux-Montréal avec un verre d'alcool à la main, en compagnie d'un individu ayant un casier judiciaire, alors que ses conditions le lui interdisaient. En voyant les policiers se diriger vers lui, D'Adamo, qui était en état d'ébriété, a tenté de s'éclipser par la sortie de secours, mais il a été intercepté et arrêté. Les policiers l'ont fouillé et ont trouvé 1470$ dans ses poches.

L'établissement licencié où se trouvait D'Adamo, qui est bien connu des policiers, surtout ceux de l'escouade Éclipse, est un restaurant jusqu'à minuit, après quoi il se transforme en bar. D'Adamo a expliqué aux autorités qu'il a été mal informé sur la nature de l'établissement et qu'il ne savait pas qu'il s'agissait d'un bar. Il a également raconté qu'il ne connaissait pas l'homme qui possède un casier, que ce dernier accompagnait l'un de ses amis et que la conversation ne durait que depuis quelques minutes lorsque les policiers sont arrivés.

«Vos arguments auraient mieux porté si cette rencontre n'était pas survenue dans un bar, connu de la police par surcroît, et si vous aviez été arrêté devant un repas, et non une bouteille à la main», conclut le commissaire Michael Lalonde, qui a décidé de révoquer la libération conditionnelle de D'Adamo.

Cocaïne, plomb et baseball

En 2005-2006, D'Adamo, qui a des liens autant avec le crime organisé traditionnel italien qu'irlandais, faisait partie d'une cellule qui a tenté d'importer 1300 kg de cocaïne au Québec. Le groupe était parvenu à en importer 300 kg, cachés dans des barils doublés de plomb pour tromper les appareils de détection de la douane américaine. Les barils, qui étaient marqués d'un X, avaient été entreposés dans un bâtiment de Boucherville appartenant à Richard Griffin, assassiné en juillet 2006. Mais les policiers avaient découvert les barils et les avaient remplacés par des barils vides, ce qui avait provoqué la panique parmi les trafiquants sur les lignes d'écoute.

Certains des trafiquants jouaient dans une ligue de baseball amateur, et les policiers avaient infiltré dans leur équipe un joueur de baseball professionnel retranché du camp d'entraînement des Expos pour tenter d'en savoir plus long sur leurs projets.




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