Un incendie allumé par un pompier coûte cher à la Ville

Le 24 mai 2007, un pompier montréalais en... (Photo archives La Presse)

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Le 24 mai 2007, un pompier montréalais en proie à une profonde dépression se présente dans un Canadian Tire de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles avec un sombre plan en tête: s'immoler par le feu.

Photo archives La Presse

La Ville de Montréal devra verser 2,7 millions à un commerçant pour la perte de son établissement dans un incendie... déclenché par l'un de ses pompiers.

Le 24 mai 2007, un pompier montréalais en proie à une profonde dépression se présente dans un Canadian Tire de l'arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles avec un sombre plan en tête: s'immoler par le feu. Au dernier moment, l'homme, qui n'était pas en service ce jour-là, s'est ravisé et a seulement mis le feu à la section camping du magasin. Par chance, il n'y a pas eu de victimes même si le commerce était alors bondé.

Une centaine de pompiers ont été appelés sur les lieux pour éteindre le brasier. Après avoir combattu les flammes pendant un peu plus de cinq heures, ils ont quitté les lieux, un peu avant 1h du matin.

Mal leur en prit: moins d'une heure plus tard, le brasier a repris de plus belle avec de fortes explosions qui ont détruit le bâtiment en quasi-totalité.

Filmé par les caméras de sécurité, le pompier à l'origine de l'incendie s'est rendu aux policiers quelques semaines plus tard. Michel Brochu a été reconnu coupable en 2010 d'incendie criminel et condamné à purger une peine de deux ans moins un jour dans la collectivité. Il a également perdu son travail, car la Ville l'a congédié.

Poursuite de 15,9 millions

L'histoire ne s'est toutefois pas arrêtée là pour la Ville. Le propriétaire et son assureur ont intenté une poursuite de 15,9 millions pour la perte de l'immeuble et du stock du magasin. Ils reprochaient en effet à Montréal le fait qu'«à l'issue du premier incendie, les pompiers n'aient pas sorti des lieux les produits ayant été atteints par l'eau et l'humidité» et qu'«aucune équipe, prête à intervenir, ne soit restée en surveillance afin d'agir en cas de reprise possible de l'incendie».

La Ville a négocié un règlement à l'amiable, «compte tenu des difficultés de preuve découlant des circonstances particulières de l'intervention des pompiers, des coûts et des aléas d'un procès». Montréal a donc accepté de verser 2,7 millions au Canadian Tire et à son assureur pour les dommages à la suite de l'intervention.

Vérifications faites, Montréal n'entend pas réclamer les 2,7 millions à son ancien pompier. Les avocats de la Ville considèrent en effet que le règlement à l'amiable exclut les dommages provoqués directement par l'incendie déclenché par celui-ci. Le règlement concerne seulement les dommages liés au second incendie survenu peu après.




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