Un proche des motards et de la mafia libéré

Salvataore Cazzeta (à gauche) et Sergio Piccirilli filmés... (Photo fournie par la police)

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Salvataore Cazzeta (à gauche) et Sergio Piccirilli filmés par les policiers lors de l'enquête Cléopâtre.

Photo fournie par la police

Sergio Piccirilli, que la police considère comme un acteur important du crime organisé et qui avait été arrêté il y a deux semaines après avoir perdu sa cause devant la Cour Suprême, a de nouveau été libéré sous conditions vendredi dernier, après avoir présenté une requête en habeas corpus en Cour Supérieure à Laval.

Piccirilli, 54 ans, est accusé de possession d'arme, importation et trafic de stupéfiants, complot et gangstérisme. Il avait été arrêté en 2006, lors d'une opération de la Gendarmerie Royale du Canada baptisée Cléopâtre et visant un réseau de trafiquants d'armes et de drogues qui opérait notamment sur le territoire amérindien de Kanesatake, près d'Oka. Il avait bénéficié d'un arrêt des procédures à l'issue du premier procès, mais la Couronne avait porté la décision en appel et la cause s'était retrouvée devant la Cour Suprême.

Peu connu du public, Piccirilli, alias Grizzly, a des liens autant avec la mafia italienne qu'avec les motards. Il est un ami d'enfance de Salvatore Cazzetta que la police considère comme le numéro un actuel des Hells Angels. Selon nos informations, Piccirilli serait un membre des Devil's Ghosts, un club de motards de la Couronne nord de Montréal que la police étiquette comme sympathisant des Hells Angels.

Au milieu des années 2000, Piccirilli s'était retrouvé au coeur d'un conflit qui avait failli dégénérer en guerre ouverte entre les clans d'Amico et Rizzuto au sujet d'une dette de 9 M$ pour une importation de marijuana vers les États-Unis qui avaient mal tourné et pour d'autres considérations. Piccirilli, qui était un allié des D'Amico, était entré armé dans le café Consenza, ancien quartier général des Siciliens sur la rue Jarry, et aurait attendu un feu vert qui n'est jamais venu pour abattre un lieutenant du clan Rizzuto, selon le résumé de la preuve de l'opération Colisée. D'après des documents policiers et des sources dignes de foi, les Siciliens auraient répliqué à ces menaces en nolisant un hélicoptère et en ouvrant le feu du haut des airs sur la résidence d'un membre du clan D'Amico.




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