Saisie de cocaïne: l'accusé incrimine un co-conspirateur

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Michel Safar

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Daniel Renaud
La Presse

L'entrepreneur en marbre et granit Michel Safar, de Pierrefonds, accusé de possession de 343 kg de cocaïne cachés dans des carreaux de céramique, montre du doigt une vieille connaissance comme étant le responsable de la livraison à son entreprise de 76 boîtes de tuiles qui devaient contenir de la drogue, en novembre 2009.

Safar, 51 ans, a témoigné hier à son procès qui s'achève au palais de justice de Montréal. Il a identifié Giuseppe Borsellino comme le responsable de ses déboires, un individu dont le nom apparaît sur la dénonciation, mais qui n'a pas été accusé.

Safar a expliqué qu'il connaît Borsellino depuis environ 25 ans et qu'il le rencontrait dans des fêtes de famille. Il soutient qu'il n'était au courant de rien lorsque les carreaux ont été livrés par camion à son entreprise de la rue Isabey le 27 novembre. «J'ai appelé Joe (Giuseppe). Je lui ai demandé: «Tu m'as envoyé une livraison?» Il ne m'a pas expliqué d'où ça venait. Je croyais que ça arrivait de Toronto», a raconté l'accusé.

Selon Safar, Borsellino est venu une première fois à son entreprise accompagné d'un homme inconnu le soir même de la livraison. Ils ne sont pas restés longtemps. «Il était nerveux, je ne savais pas pourquoi», a dit Safar.

Borsellino est revenu le lendemain matin, accompagné du même homme. «Ils ont ouvert tous les paquets. Joe était paniqué. Il brisait les tuiles. Il cherchait quelque chose. Je croyais que c'était de l'argent.

«J'ai compris qu'il se passait quelque chose. J'étais en colère. Il m'a mis dans une situation que je n'avais pas demandée.

«Je n'aurais jamais pensé qu'il aurait eu le culot ou la stupidité de m'envoyer quelque chose comme ça», a lancé Safar au sujet de Borsellino, avec qui il a dit avoir complètement coupé les ponts deux jours plus tard.

Safar a affirmé avoir su seulement le 15 décembre suivant que les carreaux ne contenaient pas de l'argent, mais de la cocaïne.

Il a également indiqué qu'il ne savait pas, le 27 novembre 2009, que les carreaux avaient été commandés par le beau-frère de Borsellino, Domenico Tutino, propriétaire d'une entreprise de planchers à Dollard-des-Ormeaux.

Le procès, présidé par la juge Geneviève Graton de la Cour du Québec, se termine aujourd'hui avec les plaidoiries de Me Ninette Singoye et Me Philippe Viau-Dupuis pour la Couronne et Me Pierre L'Écuyer pour la défense.




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