«Il y avait tellement de boucane qu'on ne voyait plus le tireur»

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Daniel Renaud
La Presse

L'intense fusillade survenue lors de la tentative de meurtre sur Raynald Desjardins le matin du 16 septembre 2011 à Laval a éclaté tout juste après le passage d'un autobus de la Société de transport de Laval (STL), a raconté sa chauffeuse hier, à l'ouverture du procès du présumé garde du corps du caïd, Jonathan Mignacca, accusé d'avoir déchargé une arme à feu.

Jonathan Mignacca... (Photo archives La Presse) - image 1.0

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Jonathan Mignacca

Photo archives La Presse

Deux caméras se trouvaient dans le véhicule de la ligne 42 que conduisait Patricia Magda, vers 10 h, sur le boulevard Lévesque Est, près du pont de l'autoroute 25. Dans une vidéo tournée par l'une de ces caméras et déposée hier devant le juge Gilles Garneau de la Cour du Québec, on peut voir deux VUS noirs reculer et freiner devant l'autobus, avant de repartir et de se ranger en bordure de la rivière des Prairies. Alors que l'autobus vient de les dépasser, on entend nettement une vingtaine de coups de feu.

« Je me suis tournée vers ma droite. Il y avait de la boucane partout, les vitres des véhicules éclataient. À un moment donné, on ne voyait plus le tireur tellement il y avait de la boucane. J'ai entendu l'arme se recharger », a raconté Mme Magda, selon qui le tireur était un homme mince d'environ 5 pi 8 po qui tenait une arme longue.

« Je me suis arrêtée plus loin pour la protection de mes usagers. J'ai demandé si tout le monde était correct. Personne ne parlait, tout le monde était sous le choc », a-t-elle ajouté.

Après la fusillade, l'un des VUS a dépassé l'autobus et s'est garé dans une entrée un peu plus loin. La chauffeuse a vu un homme tenant une valise sortir du véhicule et constater les dommages, notamment des bris dans la lunette arrière.

Un automobiliste qui faisait un arrêt obligatoire, Guy Paquette, a dit avoir vu deux hommes tirer vers la rivière avec des pistolets. Il a ensuite vu un VUS garé en bordure de la rivière reculer, puis s'arrêter soudainement. Un homme portant un kangourou gris et une casquette noire en est sorti, tenant dans sa main gauche une arme chromée avec un canon de huit pouces, et est parti à pied vers la piste cyclable.

Des policiers ont ensuite expliqué comment ils ont arrêté Jonathan Mignacca dans les minutes qui ont suivi. Le procès de l'homme de 29 ans devrait durer environ trois semaines. Son avocat est Me Claude Olivier alors que la Couronne est représentée par MeJuliana Côté et Me Isabelle Poulin.




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