Le meurtre d'Yvon Lafond, une commande des Hells?

Yvon Lafond... (Photo fournie la police)

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Yvon Lafond

Photo fournie la police

Le meurtre d'Yvon Lafond, cet homme de 31 ans tué à L'Assomption le soir du 28 juin 2013, pourrait avoir été commandé par les Hells Angels, a appris La Presse de sources proches de l'enquête. Selon nos informations, Lafond aurait empiété sur un territoire sans permission, et un contrat aurait été mis sur sa tête dans tout ce qui a l'apparence d'un règlement de comptes ou d'une purge interne.

D'après certaines sources, Lafond était très près d'une relation d'un membre en règle des Hells Angels de la section de Trois-Rivières. Il a été tué de plusieurs balles alors qu'il venait d'arriver chez lui, dans la rue Fontaine. Quatre individus, dont un mineur, ont été arrêtés dans un véhicule quelques minutes après le crime, dans une bretelle menant à l'autoroute 40. 

Richerson Paul, 20 ans, et Jetro Dejala, 21 ans, tous deux de Montréal-Nord, et Keith Henry Acelin, 21 ans, du quartier Saint-Michel, sont accusés de meurtre et de complicité après le fait devant la Cour supérieure, alors que le quatrième doit répondre de ses actes devant le Tribunal de la jeunesse. L'enquête préliminaire des suspects, qui auraient été des exécutants dans cette affaire, se tient à compter d'aujourd'hui au palais de justice de Joliette.

Au moment où il a été tué, Lafond était devant la justice pour répondre à des accusations de prêts usuraires, d'introduction par effraction et d'extorsion. Il avait également un passé judiciaire. En 2010, il avait plaidé coupable à une accusation de possession de cocaïne. Trois ans plus tôt, il avait dû faire face à six chefs d'accusation de voies de fait et de voies de fait graves, mais il avait été libéré.

Au cours des dernières années, les policiers de l'escouade Éclipse ont enquêté sur lui à plusieurs reprises dans des bars de l'est et du centre-ville de Montréal. Lafond, un costaud, aurait également servi d'« homme de bras » au crime organisé local, en particulier à L'Assomption et à Repentigny, où il était connu des policiers municipaux.

Il aurait déjà dirigé une entreprise d'aménagement paysager, selon son ancienne avocate. Mais dans l'acte de vente de sa maison - achetée 1 $ - , il est décrit comme exerçant le métier de « chauffeur ».




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