Menaces contre Bissonnette: Ben-Faras banni du Canada pendant 3 ans

Alexandre Bissonnette... (PHOTO Martin Chamberland, ARCHIVES LA PRESSE)

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Alexandre Bissonnette

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Caroline Plante
La Presse Canadienne
QUÉBEC

L'homme qui a plaidé coupable à une accusation de menaces de mort à l'endroit d'Alexandre Bissonnette, présumé auteur de l'attentat de la mosquée de Québec, a été expulsé du pays sur-le-champ et sera interdit d'entrée au Canada pendant les trois prochaines années.

Mohamed-Amine Ben-Faras, âgé de 33 ans, a reçu sa peine vendredi après-midi, au palais de justice de Québec.

Il a déjà purgé l'équivalent de 11 jours de détention préventive.

Le juge Alain Morand a trouvé raisonnable la suggestion commune de la Couronne et de la défense de lui imposer une peine suspendue de trois ans, avec comme obligations: de garder la paix et bien se conduire; de ne pas communiquer avec les Bissonnette; de ne pas posséder ou acquérir d'armes à feu, et de ne pas se trouver au Canada pendant trois ans, sauf en présence d'un agent de la paix ou d'un agent frontalier.

L'homme à l'allure juvénile, qui est d'origine marocaine, mais de nationalité italienne, a tenu à spécifier devant le tribunal qu'il n'a jamais eu d'armes.

Il a poliment salué le juge, avant d'être conduit à l'aéroport Jean-Lesage de Québec.

«Il sera pris en charge par les services frontaliers et retourné dans son pays», a brièvement commenté le procureur en chef Sabin Ouellet, en ajoutant que le nom de Ben-Faras figure désormais sur plusieurs listes d'interdiction de vol.

«S'il devait contrevenir durant les trois années, le juge pourrait rendre une nouvelle sentence dans ce dossier-là. (...) Il a quand même cette suspension-là au-dessus de la tête», a-t-il-dit.

Jeudi, Ben-Faras, qui est le neveu d'une des victimes de la fusillade, a avoué avoir proféré des menaces de mort à l'endroit de Bissonnette parce qu'il était «très fâché, en colère».

Selon le récit de la Couronne, il a traversé l'Atlantique la semaine dernière pour se rendre sur les lieux de la tuerie. Une fois à la mosquée, Ben-Faras a demandé où était emprisonné Bissonnette et où habitait sa famille, les a menacés de mort, en ajoutant que ça lui était égal de faire de la prison.

Il avait de la difficulté à comprendre pourquoi personne n'avait vengé les victimes, selon la Couronne.

Des membres de la communauté musulmane de Québec qui ont détecté chez Ben-Faras une «haine dirigée vers les Occidentaux de façon générale» ont rapporté l'avoir trouvé «bizarre et même un peu perturbé», selon le procureur Me Marc Gosselin. C'est eux qui ont sonné l'alarme.

Au moment du plaidoyer, la Couronne a retiré l'accusation de menaces de mort envers la famille de Bissonnette.

Bissonnette est accusé du meurtre prémédité de six hommes qui se trouvaient à la grande mosquée de Québec, le soir du 29 janvier dernier, où il s'est présenté armé sur les lieux. Il est aussi accusé de cinq autres chefs de tentative de meurtre.




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