Espionnage de la SQ: des années d'appels passés au crible

Les six journalistes surveillés dans le cadre d'une enquête de la SQ déclenchée... (PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les six journalistes surveillés dans le cadre d'une enquête de la SQ déclenchée après une plainte de Michel Arsenault ont vu des mois, voire des années de leurs appels passés au crible.

L'ex-animateur d'Enquête, Alain Gravel, vient d'affirmer en ondes que le corps de police avait obtenu ses registres téléphoniques pour cinq ans, de 2008 à 2013.

«Le coeur me lève», a dit M. Gravel. «La police avait le nez dans nos numéros de téléphone.»

La journaliste Isabelle Richer a aussi vu cinq années de ses registres téléphoniques atterrir sur le bureau d'enquêteurs de la SQ.

«La SQ vient de m'apprendre qu'elle a eu la liste de mes appels entrants et sortants... durant 4 ans et demi (février 2009 à octobre 2013)», a écrit pour sa part Éric Thibault, du Journal de Montréal, sur les réseaux sociaux.

Cet après-midi, la Sûreté du Québec (SQ) a admis avoir obtenu six mois de registres téléphoniques du chef de bureau de La Presse à Québec, Denis Lessard, soit de novembre 2008 à mai 2009.

Dans le cas du journaliste André Cédilot, ce sont 15 mois de registres qui ont été obtenus par la SQ, soit de janvier 2008 à mai 2009. Il était à l'époque journaliste à La Presse

«Je suis frustré, catastrophé par tout ça, a-t-il dit. Honnêtement, je me sens comme une personne qui a été cambriolée, quand ils virent les tiroirs à l'envers. C'est comme si ton intimité avait été violée. Je me sens pareil comme ça.»

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