Négociations avec Québec suspendues pour les policiers provinciaux

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La Presse rapportait mardi dernier que le gouvernement allait demander une réduction importante des avantages du régime de retraite des agents, qui jusqu'ici paient le tiers des prestations, alors que le gouvernement couvre les deux tiers restants.

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(QUÉBEC) L'Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ) suspend les négociations qui perdurent depuis plus d'un an avec le gouvernement Couillard. Devant les informations publiées par La Presse, en début de semaine, les porte-parole patronaux se sont contentés de rester silencieux à la table de négociation jeudi.

Le président de l'association, Pierre Veilleux souhaite une rencontre rapide avec un émissaire du ministre des Finances, Carlos Leitao, qui cumule le poste au Trésor depuis le départ de Sam Hamad. Aucun moyen de pression n'est pour l'instant enclenché, mais on attend un signe du gouvernement dans les prochains jours. « Pas question de moyens de pression pour l'instant, nous, on attend un signe clair du gouvernement pour savoir dans quel scénario il veut jouer », a souligné M. Veilleux.

La Presse rapportait mardi dernier que le gouvernement allait demander une réduction importante des avantages du régime de retraite des agents, qui jusqu'ici paient le tiers des prestations, alors que le gouvernement couvre les deux tiers restants. Québec a légiféré pour que l'ensemble des employés municipaux assument 50 % de leur régime, comme tous les salariés de l'État. On indiquait aussi que Québec compte reprendre ce qu'il a offert aux autres syndiqués dans la ronde terminée en décembre 2015 sur la question salariale. Les agents réclament beaucoup plus et veulent que leurs salaires soient alignés sur ceux de leurs collègues fédéraux et ceux des autres provinces.

Devant ces informations, les négociateurs patronaux « sont restés silencieux mercredi », a raconté M. Veilleux. Ces informations viennent « d'une personne au gouvernement du Québec, près du dossier, manquant toutefois singulièrement de prudence », affirme le syndicat dans un communiqué publié jeudi.

« Si d'aucuns au gouvernement du Québec songent à imposer aux membres de l'APPQ un scénario de négociation davantage digne des années 80, ceux-ci seraient bien avisés de se préparer à une collision frontale avec l'Association et ses membres, ce qui ne saurait être une avenue souhaitable », croit M. Veilleux.

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