La nouvelle demande d'injonction contre Uber ne peut être entendue, faute de juge

Le porte parole du front commun des taxis,... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Le porte parole du front commun des taxis, Guy Chevrette.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

La requête du front commun du taxi pour tenter de faire suspendre les activités du transporteur Uber n'a pu être entendue comme prévu, jeudi au palais de justice de Montréal, faute de juge pour entendre la cause. Le tout a été reporté à lundi prochain.

Cette seconde injonction déposée par le front commun du taxi visait cette fois à faire suspendre les activités d'Uber X, en se basant notamment sur la décision du juge Michel Déziel, de la Cour supérieure, plus tôt cette semaine.

Ce magistrat avait rejeté la première demande d'injonction du front commun du taxi, en affirmant qu'il ne pouvait invalider le projet pilote convenu entre le ministère des Transports et Uber, tel que demandé alors, puisque ce projet pilote n'était pas encore en vigueur.

Le front commun du taxi invoque donc cette décision pour conclure que s'il n'y a pas de projet pilote en vigueur, les activités d'Uber ne peuvent être légales et doivent donc cesser.

Après avoir vainement tenté de trouver un juge et une salle, jeudi matin, les représentants du front commun du taxi se sont dits déçus de n'avoir pu plaider leur cause comme prévu. « Ça fait partie de l'administration des tribunaux: malheureusement, il n'y a pas de juge pour nous entendre ce matin », a déploré Me Marc-Antoine Cloutier, avocat au dossier.

Fait à noter, Uber invoque la même décision concernant la première injonction pour conclure que comme la requête du front commun du taxi a été rejetée, il peut continuer ses activités sans ambages.

« Comment Uber peut prétendre opérer en vertu d'un projet pilote qui n'est pas en vigueur ? Elle est où l'erreur ? » s'est exclamé Me Cloutier.

Quant à Guy Chevrette, du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi, il a soutenu que la situation financière des chauffeurs de taxi ne cessait de se dégrader entre-temps.

« Je suis extrêmement déçu comme porte-parole, parce qu'il y a du monde dans la rue, là, qui perdent de l'argent quotidiennement. J'ai pris des taxis toute la semaine ; il y en a qui font pitié, il y en a même un qui a pleuré, qui va être obligé de remettre son permis », a rapporté M. Chevrette.

La valeur des permis de taxi « chute épouvantablement », a-t-il rapporté. « Vous essaierez de vendre un taxi ; ce n'est plus 20 %, c'est 30 puis 40 % de perte et des salaires de 20 à 25 % de moins qu'avant », a relaté M. Chevrette.

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