Club de pédophiles: «une question d'ordre public», plaide le Registraire des entreprises

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Les amis de toutes les minorités sexuelles, considérés maintenant comme un club de pédophiles, doit croiser le fer aujourd'hui avec le Registraire des entreprises, qui veut annuler ses lettres patentes. Mais l'avocate qui représente l'organisme tentera d'obtenir une suspension de l'audience, parce que le président, André Faivre, est toujours détenu en vertu d'accusations criminelles liées à la pornographie juvénile.

«Il ne peut pas communiquer avec les autres administrateurs», a fait valoir Me Melissa Podilchuk, ce matin, devant le juge de la Cour supérieure David R. Collier. Me Éric Labbé, qui représente le Régistraire a soutenu pour sa part qu'il était urgent que la cause procède, et que c'était une question d'ordre public. «Ils utilisent une compagnie pour se donner une apparence de légalité. Il y a urgence à enlever cette apparence de légalité», a fait valoir l'avocat. 

L'annulation des lettres patentes n'aurait pas d'impact sur le site web du groupe, selon Me Labbé. «C'est la société qu'on attaque. Je ne pense pas qu'une personne accusée au criminel puisse retarder l'audience», a soutenu l'avocat. L'audition de la cause a été reportée à cet après-midi. 

Inscrit depuis 2011 au Registraire des entreprises, Les amis de toutes les minorités sexuelles se présente comme un organisme à but non lucratif, dont les activités consistent en des «organisations civiques et amicales». Le but est la  sensibilisation et l'éducation au sujet de «toutes les minorités sexuelles». L'entreprise dit offrir du support administratif, technique et logistique aux minorités sexuelles. 

Le Registraire dit n'avoir appris que le 28 janvier dernier, soit après l'arrestation et la mise en accusation d'André Faivre, que l'organisation visait en fait à faire la promotion de la pédophilie.

Les autres têtes dirigeantes de l'OSBL sont Jacques Beausoleil, vice-président, qui demeure à Montréal, et Denis Chupau, administrateur, qui demeure à Saint-Herblain, en France. L'entreprise gère une maison d'édition appelée Maison sans tabou, dont le premier titre à paraître est Le prédateur, contes et poèmes pour hommes et garçons, lit-on dans la requête en annulation des lettres patentes présentée par le Registraire des entreprises. Selon le site web de l'organisme, l'auteur du livre est André Faivre lui-même.

Rappelons que M. Faivre a été arrêté en même temps que plusieurs autres hommes en janvier dernier, par la Sûreté du Québec, pour des actes liés à la pornographie juvénile. Le groupe a été présenté comme un «club de pédophiles».

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