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Demande de libération de Godasse Gagné: les gardiens de prison en colère

Stéphane «Godasse» Gagné en 1997.... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Stéphane «Godasse» Gagné en 1997.

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Daniel Renaud
La Presse

Les agents des services correctionnels du Québec sont en colère qu'on ne leur ait pas demandé leur avis sur la demande du délateur Stéphane Gagné de pouvoir devancer sa date de libération conditionnelle.

Joint ce matin par La Presse, le président du syndicat, Mathieu Lavoie, a avalé son café de travers lorsqu'il a lu les articles de journaux qui reprennent les lettres de juges, procureurs et policiers qui appuient le délateur.

«C'est loin d'être unanime. On ne nous a jamais demandé notre avis et nous demandons à ce que Godasse purge toute sa sentence», dit M. Lavoie.

En 1997, en pleine guerre des motards, Godasse Gagné a tué la gardienne de prison Diane Lavigne. Par la suite, il a blessé un autre agent des services correctionnels, Robert Corriveau, pendant qu'un complice tuait le gardien Pierre Rondeau. Gagné a arrêté et condamné à la prison à vie sans possibilité de demander une libération conditionnelle avant vingt-cinq ans (2023).

Il est ensuite devenu témoin collaborateur et a grandement contribué à coincer le chef guerrier des Hells Angels et commanditaire de ces meurtres, Maurice Boucher.

Depuis lundi, le délateur est l'objet d'audiences devant jury en Cour Supérieure à Montréal pour obtenir le droit de pouvoir demander sa libération conditionnelle avant la fin de sa sentence.

«Est-ce qu'on est allé voir les victimes collatérales, les membres des familles de ces agents, et est-ce qu'on leur a demandé leur avis ?»

«Est-ce qu'on a demandé l'avis des agents des services correctionnels qui traînent encore ça aujourd'hui ?»

«Est-ce que si les victimes avaient été des policiers ou des procureurs, est-ce qu'on aurait eu de tels témoignages en sa faveur ?», demande Mathieu Lavoie.

«Même si Godasse Gagné a contribué à attraper le chef de la meute, il a quand même déstabilisé le système en tuant des officiers de justice. Quel message de tels témoignages envoient à l'intérieur des murs ? Que ce n'est pas grave d'attaquer un agent de la paix ?», conclut le chef syndical en fulminant.

L'une des filles de Diane Lavigne doit venir témoigner durant les audiences.

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