Briques et fumigènes dans le métro: 6 étudiants absous

Plusieurs stations de métro de Montréal avaient été... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Plusieurs stations de métro de Montréal avaient été affectées par l'explosion des bombes fumigènes le 10 mai 2012.

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

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Six étudiants s'en sortiront sans casier judiciaire après avoir perturbé la bonne marche du métro de Montréal à l'aide d'un engin fumigène ou de sacs de brique, au cours du tumultueux printemps 2012.

Les jeunes accusés ont tous été absous après avoir reconnu leur culpabilité, ce matin, mais trois d'entre eux devront tout de même effectuer des travaux communautaires.

La juge Manon Ouimet, de la Cour du Québec, a entendu les plaidoyers de culpabilité de Geneniève Vaillancourt, Vanessa L'Écuyer, Roxanne Bélisle et François-Vivier Gagnon. Les jeunes militants accusés d'avoir commis un méfait dans le métro en mai 2012 en lançant un engin fumigène à la station Lionel-Groulx. 

« Une absolution inconditionnelle pour trente secondes de fumée, c'est une sentence raisonnable », a plaidé l'avocate de la défense Véronique Robert, en présentant la suggestion commune de son camp et de la Couronne pour les trois jeunes femmes.

M. Gagnon, pour sa part, devra effectuer 240 heures de travaux communautaires au cours des 12 prochains mois.

« Si votre enfant mettait quelques secondes de fumée dans la toilette de son école secondaire, je ne crois pas que vous lui donneriez plus que deux heures de punition », a-t-elle dit en sortant de la salle de cours. « On parle d'un maximum de 50 secondes de fumée, je crois. On parle de secondes. Alors pourquoi le métro a été interrompu deux heures? Je ne le sais pas. »

Me Robert défendait aussi Mathieu Girard et Mathieu Melancon, qui ont reconnu avoir participé à la pose de sacs de briques sur les rails du métro, en avril 2012. Les deux jeunes hommes s'en sont sortis avec une absolution conditionnelle assortie de 90 heures de travaux communautaires et d'une probation d'un an.

En acceptant les recommandations communes de la défense et de la Couronne, la juge Manon Ouimet a dit « avoir une réticence naturelle face aux crimes qu'on va appeler les crimes politiques ». « Je ne voudrais pas que les étudiants du Québec croient que parce qu'ils sont à l'université et ont de bons résultats, ils peuvent poser des gestes criminels », a-t-elle ajouté.

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