La consule à Miami et son fils attendent la décision de la juge sur la caution

Marc Wabafiyebazu... (Photo La Presse Canadienne/Miami Herald)

Agrandir

Marc Wabafiyebazu

Photo La Presse Canadienne/Miami Herald

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Colin Perkel
La Presse Canadienne

La consule générale à Miami saura mercredi si elle peut ramener son fils de 15 ans à la maison pendant qu'il attend son procès pour meurtre et d'autres accusations liées à une fusillade lors de laquelle son autre fils est mort.

Lors d'une audience vendredi dernier, Roxanne Dubé, en larmes, a promis d'offrir une caution de 25 000 $ et de s'assurer que Marc Wabafiyebazu respecterait toutes ses conditions s'il était libéré.

Elle a déclaré à la juge que sa vie était définie par l'intégrité et que si elle donnait sa parole, tous pouvaient s'y fier.

C'est la juge Teresa Pooler qui décidera si Marc Wabafiyebazu peut être libéré sous caution et si oui, avec des conditions qu'elle a déjà qualifiées de sévères.

La police prétend que Jean, le frère de 18 ans de Marc Wabafiyebazu, et un autre adolescent se sont tués par balles le 30 mars lors d'un vol armé qui s'est mal terminé et auquel l'accusé a participé.

Les lois de la Floride prévoient que tous les suspects impliqués dans un crime qui a entraîné un meurtre peuvent être accusés d'homicide.

Lors de l'audition vendredi, la juge Pooler a questionné Mme Dubé sur son statut de diplomate, posant plusieurs questions sur ses passeports et se demandant si elle pouvait être en mesure de sortir son fils des États-Unis.

Une mère désespérée, a suggéré la juge, pourrait bien dire ou faire n'importe quoi pour sauver son fils d'une longue peine de prison.

«L'un de ses fils est mort et l'autre est en procès en lien avec ce décès.»

La poursuite a aussi suggéré que l'immunité diplomatique de Mme Dubé faisait en sorte qu'elle pouvait mentir sous serment en toute impunité.

Mme Dubé a rejeté cette suggestion, soulignant que permettre à son fils de fuir causerait leur ruine à tous les deux.

«Il serait un criminel à tout jamais», a-t-elle dit. «Et ma carrière diplomatique serait finie.»

L'ancienne ambassadrice canadienne au Zimbabwe a dit à la Cour que Marc avait plaidé non coupable à toutes les accusations et qu'il était le fils que tous les parents rêvaient d'avoir: tranquille, intelligent et sans histoire de drogue ni de violence.

«Je suis entièrement convaincue de l'innocence de Marc», a-t-elle déclaré en Cour.

Elle a dit que ses fils étaient inséparables, mais que l'aîné était ambitieux et aimait l'argent. Son plus jeune fils admirait l'aîné et était très influencé par lui, a-t-elle expliqué.

Dans une déclaration à la police - pour laquelle la défense a soulevé de graves préoccupations - l'adolescent a supposément dit aux policiers que son frère était allé dans un appartement pour voler un revendeur de drogue pendant que lui attendait dans la BMW de sa mère.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer