Accusations de fraude: le dossier de SNC-Lavalin est reporté en juillet

Selon la GRC, SNC-Lavalin aurait versé 47,7 millions... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Selon la GRC, SNC-Lavalin aurait versé 47,7 millions à des titulaires de charges publiques en Libye dans le but de les influencer. De plus, ses divisions Construction et International auraient privé diverses organisations locales d'environ 129,8 millions.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Accusée de fraude et de corruption par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), SNC-Lavalin a quelque mois devant elle pour tenter de négocier un règlement à l'amiable avec la Couronne.

Les procédures, qui s'amorçaient mardi, au Palais de justice de Montréal, devant la juge Hélène Morin, de la Cour du Québec, ont rapidement été reportées au 3 juillet, à la demande d'un avocat de la firme d'ingénierie, François Fontaine.

Selon la GRC, SNC-Lavalin aurait versé 47,7 millions à des titulaires de charges publiques en Libye dans le but de les influencer. De plus, ses divisions Construction et International auraient privé diverses organisations locales d'environ 129,8 millions.

Le 6 mars dernier, lors d'une conférence téléphonique, le président et chef de la direction de la firme, Robert Card, avait dit être optimiste quant à la possibilité d'arriver à un règlement à l'amiable, sans toutefois fournir de détails.

Aucun plaidoyer n'a été enregistré par Me Fontaine, mais en sortant de la salle d'audience, il a rappelé que l'entreprise avait toujours l'intention de plaider non coupable.

«Nous avons dit en février (lors du dépôt des accusations) que nous n'avions pas l'intention de plaider coupable et c'est toujours notre intention», a-t-il dit.

Il n'a pas indiqué si SNC-Lavalin tentait toujours de négocier afin d'éviter un procès en bonne et due forme.

Dans des documents destinés aux analystes, SNC-Lavalin soulignait qu'elle pourrait entre autres perdre le droit de décrocher des contrats du gouvernement fédéral si elle devait être reconnue coupable, ce qui pourrait avoir une influence négative sur ses activités ainsi que sa situation financière.

Trois autres individus - les ex-hauts dirigeants Sami Abdallah Bebawi et Stéphane Roy, ainsi que l'avocat de M. Bebawi - ont déjà été accusés par la GRC dans le cadre du projet Assistance, qui s'est amorcé en 2011.

Fondée en 1911, la firme emploie 45 000 personnes à travers le monde - dont 16 650 au Canada. Elle se spécialise notamment dans les secteurs des infrastructures, des hydrocarbures et des mines.

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