Plusieurs Hells sortent de prison

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Six ans après leur arrestation, la vingtaine d'accusés, dont Lionel Deschamps (se cachant le visage à gauche) et Claude Pépin (à droite), ont défilé toute la matinée devant un juge.

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D'abord inculpés d'une série de meurtres prémédités, six Hells Angels n'ont eu qu'un jour de prison supplémentaire à purger après avoir plaidé coupable à une accusation réduite de complot de meurtre.

Après d'«intenses négociations» entre la poursuite et la défense, les deux parties en sont venues à cette suggestion commune, hier, au centre judiciaire Gouin, situé dans le nord de Montréal.

Le juge de la Cour supérieure André Vincent a entériné cette recommandation, la qualifiant de «raisonnable» dans les circonstances.

Les faits de la cause sont frappés d'un interdit de publication.

Au total, une vingtaine de Hells Angels et de leurs sympathisants arrêtés dans le cadre de la vaste opération antimotards SharQc ont plaidé coupable à une accusation réduite de complot de meurtre, hier, évitant du même coup un procès, comme l'a révélé La Presse la semaine dernière.

Six ans après leur arrestation, les accusés ont défilé toute la matinée devant le juge Vincent. Ces Hells devaient avoir un procès commun pour une série de meurtres prémédités plus tard cette année.

L'exercice se tient sur deux jours, soit hier et aujourd'hui.

Les crimes qui leur sont reprochés se sont produits durant la guerre des motards de 1994 à 2002. Ce conflit sanglant a opposé les Hells à leurs ennemis, les Rock Machine, pour le contrôle du territoire de vente de drogues au Québec.

Les accusés sont membres des «chapitres» de Montréal et South des Hells Angels ou encore des sympathisants de la section de Trois-Rivières.

Détention préventive

En raison du temps passé en détention préventive, six Hells qui ont écopé de peines allant de 10 ans à près de 12 ans de pénitencier n'avaient qu'un seul jour de prison supplémentaire à purger avant de recouvrer leur liberté.

«La détention purgée depuis la rafle policière a été calculée en double tel que la loi le prévoyait à l'époque où les crimes ont été commis. On se doit d'en tenir compte et de la respecter», explique le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Jean-Pascal Boucher, interrogé à sa sortie de la salle d'audience.

Neuf autres Hells ont été condamnés à 12 ans et 7 mois de prison. Il leur reste neuf mois à purger à compter d'aujourd'hui, toujours selon une suggestion commune de la poursuite et de la défense.

Les autres motards qui ont plaidé coupable, hier, recevront leur peine aujourd'hui ou en novembre prochain (c'est le cas de Sylvain Tétreault et de Frédéric Landry-Hétu, arrêtés récemment au terme de leur cavale).

Alors que deux superprocès découlant de l'opération SharQc devaient se tenir cette année, il n'en reste plus qu'un, dans lequel 25 accusés seront jugés.

Opération SharQc en chiffres :

  • 156 Hells Angels et leurs associés arrêtés le 15 avril 2009.
  • D'abord accusés de 22meurtres prémédités, 87 d'entre eux ont déjà plaidé coupable à une accusation réduite de complot.
  • 31 autres ont été acquittés d'accusations de trafic de stupéfiants, car le juge James Brunton a déterminé que leur procès se serait tenu dans des délais déraisonnables.
  • 8 sont toujours en fuite.
  • 3 sont morts.
  • 27 attendent encore leur procès.

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