Un trafiquant de cocaïne retrouve une semi-liberté

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Daniel Renaud
La Presse

Le Colombien d'origine Andrey Mazuera, résident permanent au Canada, vient d'obtenir sa semi-liberté après avoir été condamné à neuf ans de pénitencier dans la foulée de l'opération Loquace qui s'est déroulée en novembre 2012 et grâce à laquelle la Sûreté du Québec a démantelé des cellules de trafic de cocaïne et un consortium de six individus qui tentaient de s'emparer du monopole de la distribution de cette drogue au Canada.

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Le Canadien d'origine colombienne Andrey Mazuera retrouve une certaine liberté.

Dans la décision des commissaires aux libérations conditionnelles, on apprend que Mazuera, 36 ans, de même qu'une cinquantaine de membres de sa famille, ont fui la Colombie pour le Canada il y a 15 ans parce que l'un d'entre eux, une femme, était juge dans ce pays et avait reçu des menaces de mort.

En 2009, Mazuera, après avoir été impliqué dans un accident de voiture qui l'a passablement diminué en raison d'une incapacité à travailler, avait lancé un commerce de produits alimentaires latino-américains qui aurait servi de couverture à des trafiquants pour importer de la cocaïne.

Arrêté une première fois en 2011 pour avoir été impliqué dans une importation de cocaïne de la Colombie évaluée à 1,2 million, Mazuera n'avait pas respecté les conditions imposées par la cour, alors que des membres de sa famille avaient versé 60 000 $ en cautionnement pour qu'il soit libéré, en attendant la suite du processus judiciaire.

Lors de son audience devant les commissaires, Mazuera a admis qu'il avait repris ses activités criminelles peu après sa remise en liberté et qu'il vivait de la frustration, car ses prestations de la SAAQ ont été coupées et que ses proches devaient travailler fort dans des conditions ingrates eu égard à leurs compétences.

Un meurtre disuasif

Durant l'enquête Loquace en 2012, Mazuera a été pris pour cible dans un sous-projet appelé Lauze et mené par des enquêteurs du SPVM. Selon la preuve, il avait sa propre cellule baptisée « Mazuera » par les policiers. En perquisitionnant chez lui, les enquêteurs ont trouvé quatre téléphones cellulaires, près de 13 000 $ et un poing américain. Mazuera a été notamment coincé pour des transactions totalisant 8,5 kg de cocaïne.

Le matin de la frappe policière Loquace le 1er novembre 2012, quatre des six membres du consortium étaient en cavale, vraisemblablement avertis dans le contexte du double jeu de l'ex-policier Benoit Roberge, croit la police. Deux de ces quatre fugitifs ont été assassinés durant leur fuite, dont Frédéric Lavoie, un proche des Hells Angels avec lequel Mazuera faisait directement affaire.

La Commission des libérations conditionnelles croit que ce meurtre a eu un effet dissuasif sur Mazuera et elle considère que sa remise en liberté ne constitue pas un danger pour la société. Mazuera a été envoyé en maison de transition et devra travailler. Il devra divulguer ses transactions financières et il lui est interdit d'avoir un téléphone cellulaire. Les commissaires demandent aussi que sa relation avec une proche, qui a été condamnée pour fraude et qui purge actuellement une peine avec sursis, soit surveillée.

***

Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.

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