Une ex-employée d'US Airways privée de son attestation de sécurité

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La décision du gouvernement, qui a valu à Ayaan Farah (à droite) de perdre son emploi pour le transporteur aérien américain à l'aéroport international de Toronto, devrait être renversée, a martelé Me Mitchell Worsoff (à gauche).

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Colin Perkel
La Presse Canadienne
Toronto

Dépouiller une jeune femme de son attestation de sécurité aéroportuaire seulement en raison d'échanges qu'elle aurait eus avec des criminels que les autorités refusent de nommer est un geste injuste et déraisonnable, a fait valoir l'avocat d'une ancienne employée d'US Airways devant la Cour fédérale, lundi.

La décision du gouvernement, qui a valu à Ayaan Farah de perdre son emploi pour le transporteur aérien américain à l'aéroport international de Toronto, devrait être renversée, a martelé Me Mitchell Worsoff.

Selon lui, sa cliente était une employée modèle qui n'a jamais été arrêtée ni accusée et n'a jamais rien fait au travail ou à l'extérieur du travail qui pourrait soulever des questions au sujet de son comportement.

L'avocat a affirmé que Mme Farah avait été punie parce que certains membres de son entourage avaient eu des démêlés avec la justice, incluant un ou deux individus avec de lourds casiers judiciaires.

En avril 2014, le gouvernement avait avisé Ayaan Farah, une représentante au service à la clientèle et préposée à la billetterie pour US Airways, que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait découvert qu'elle était associée à des criminels identifiés par les lettres A, B et C. La police, évoquant la protection de la vie privée, a refusé de divulguer leurs noms. Mme Farah soutient qu'elle ne sait pas qui ils sont, mais Me Worsoff a laissé entendre que l'un d'entre eux pourrait être le frère de sa cliente.

D'après les autorités, deux de ces personnes ont utilisé la voiture de la jeune femme pour se rendre aux funérailles d'un membre connu d'une bande criminelle. La dame n'était cependant pas dans le véhicule et n'a pas assisté aux obsèques. La police affirme aussi avoir interagi avec la plaignante alors qu'elle se trouvait en compagnie d'A, mais cette dernière dit ne pas se rappeler d'avoir été arrêtée par des policiers.

En vertu des renseignements fournis par la GRC, le gouvernement a révoqué l'attestation de sécurité d'Ayaan Farah, provoquant son congédiement après huit ans de service.

«Je n'ai rien fait de mal, je ne suis pas une criminelle, je n'ai jamais enfreint la loi, a plaidé Mme Farah à l'extérieur de la salle d'audience, lundi. Si vous devez perdre votre emploi parce que vous connaissez quelqu'un qui a un passé criminel, alors beaucoup de gens devraient perdre leur emploi.»

Devant le tribunal, Me Mitchell Worsoff a déclaré que sa cliente avait été décrétée «coupable par association» sans la tenue d'une vraie audience et sans avoir la chance de se défendre des vagues allégations pesant contre elle.

La juge Susan Elliott a réservé son jugement, rappelant que son travail n'était pas de déterminer si le gouvernement avait eu raison ou tort, mais bien d'établir si la décision était raisonnable.

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