L'AMF poursuit Joël Gauthier

Joël Gauthier, ex-PDG de l'Agence métropolitaine de transport... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Joël Gauthier, ex-PDG de l'Agence métropolitaine de transport et ex-directeur général du Parti libéral du Québec.

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Litiges économiques

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L'Autorité des marchés financiers (AMF) intente une poursuite pénale contre Joël Gauthier, ex-PDG de l'Agence métropolitaine de transport et ancien directeur général du Parti libéral du Québec de 1999 à 2003, pour avoir tenté de tromper les autorités lorsqu'il a racheté les actifs du controversé homme d'affaires Tony Accurso il y a deux ans.

M. Accurso, accusé de fraude fiscale, corruption et complot, avait été obligé de céder son empire il y a deux ans en vertu des nouvelles lois qui demandent aux dirigeants d'avoir un dossier irréprochable pour obtenir des contrats publics.

En avril 2013, Louisbourg SBC, Gastier, Ciments Lavallée, Geodex, Houle H2O ainsi que certains actifs de Simard-Beaudry ont donc été vendus à six actionnaires, dont Joël Gauthier. Ce dernier dirigeait le groupe d'acheteurs composé de deux fils Accurso (Jimmy et Marco) et de trois hauts dirigeants de l'empire. Ensemble ils ont baptisé leur nouvelle entreprise Groupe Hexagone.

Joël Gauthier assurait alors que Tony Accurso n'avait pas investi un sou dans Groupe Hexagone. Tout comme ses partenaires, il disait avoir injecté toutes ses économies, hypothéqué de nouveau sa résidence et contracté un emprunt personnel pour acquérir les morceaux de l'empire Accurso.

Déclaration fausse ou trompeuse

En montrant patte blanche, Groupe Hexagone avait demandé et obtenu une certification gouvernementale qui lui permettait à nouveau d'obtenir des contrats publics. Le dossier présenté comprenait toutefois de fausses informations.

« L'enquête menée démontre que Joël Gauthier aurait fait une déclaration fausse ou trompeuse à l'Autorité dans le cadre du processus de demande d'autorisation déposée par Hexagone en avril 2013 », précise l'organisme dans un communiqué émis ce matin.

« Cette enquête a été instituée à la suite de nouvelles informations transmises à l'Autorité et qui n'étaient pas connues au moment où l'autorisation a été accordée à Hexagone », ajoute l'organisme.

Financé par Accurso pour acheter l'entreprise

En juin 2014, Joël Gauthier s'est retiré de l'actionnariat d'Hexagone, de son conseil d'administration et de sa direction après avoir appris qu'il est lui même la cible d'une enquête criminelle de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Le mois suivant, La Presse révélait que contrairement à ce que M. Gauthier avait affirmé publiquement, il avait bien reçu une aide financière de Tony Accurso pour acquérir l'entreprise de construction, ce qui avait été caché aux autorités.

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