Tuerie à Edmonton: la police identifie les huit victimes

La police d'Edmonton a pu identifier les huit personnes abattues par un homme... (Photo La Presse Canadienne)

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La Presse Canadienne

La police d'Edmonton a pu identifier les huit personnes abattues par un homme qui a ensuite retourné l'arme contre lui, plus tôt cette semaine.

Les enquêteurs ont précisé vendredi que Phu Lam avait tué sa femme, son fils de 8 ans et une nièce de 3 ans, ainsi que quatre autres personnes dans une résidence située au nord de la ville. Le tireur a épargné sa petite fille et un neveu. Après avoir conduit les deux enfants chez un membre de sa famille et visité une autre famille, il se serait ensuite rendu dans une maison, plus au sud, pour abattre une autre femme.

La femme de Lam, Thuy-Tien Truong, avait témoigné en 2012 que son époux avait planifié de la tuer avec les membres de sa famille, mais qu'il ne pouvait pas se procurer de fusil, selon des documents de la cour. Le couple avait éprouvé des problèmes depuis que Lam avait découvert qu'un de leurs enfants n'était pas le sien.

Une ordonnance de protection d'urgence avait été accordée, mais elle avait été révoquée deux mois plus tard quand Mme Truong ne s'était pas présentée devant le tribunal.

L'homme avait été accusé de voies de fait, d'agression sexuelle et d'avoir proféré des menaces. Les accusations ont été abandonnées après que Mme Truong et d'autres témoins se furent rétractés.

La police qui a levé le voile sur certains éléments de cette tuerie, dit qu'elle tente toujours de compléter le puzzle. Elle cherche à déterminer ce qui aurait conduit un homme de 53 ans à se transformer en assassin. Tout ce qu'elle peut dire pour l'instant est que les meurtres sont liés à des problèmes familiaux.

L'homme d'origine vietnamienne a émigré au Canada en 1979. Il a rencontré sa femme alors qu'il visitait son pays natal en 2000. Les deux se sont mariés six mois plus tard. Elle est arrivée au Canada en 2003. Dans la demande d'ordonnance de protection d'urgence, Mme Truong affirmait que son mari cherchait à la contrôler peu après son arrivée au pays. Il avait modifié le numéro de téléphone de sa femme, lui interdisant d'avoir des amis. Il voulait aussi qu'elle s'habille différemment. Elle a fait fi des exigences de son mari en trouvant un emploi. Il l'aurait alors commencé à la battre.

Mme Truong a affirmé qu'elle était si malheureuse qu'elle a eu une relation sexuelle avec un autre homme. Lam est devenu soupçonneux. Un test d'ADN a alors prouvé qu'il n'était pas le père biologique de son fils Elvis.

Après avoir eu un autre enfant, le couple s'est séparé en février 2013, selon des documents rédigés par Lam lorsqu'il a déclaré faillite.

La police tente toujours de déterminer si le couple vivait encore ensemble au moment du drame. Lam était propriétaire de la maison où s'est déroulé la tragédie; il avait sans doute une clé, croit-elle.

Le chef adjoint désigné de la police d'Edmonton, Mark Neufeld, a indiqué que les autopsies avaient confirmé que les huit victimes avaient été tuées par des projectiles mais il n'a pas donné plus d'informations à ce sujet.

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